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L'Année 2021 avec


Timbres Magazine
décembre   2021

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Numéro 239 - Décembre 2021
ÉDITORIAL : Réflexions de Salon
Comment ne pas commencer cet éditorial en vous disant simplement "Merci". C'est la première chose qui me vient en tête après ces quelques jours passés au Salon Philatélique d'Automne. Pas moins de quinze numéros de Timbres magazine ont été mis en vente depuis que j'en assure la rédaction en chef et lorsque je vous entends m'en féliciter, que dis-je, nous en féliciter Benoit Gervais, toute l'équipe des pigistes, le maquettiste et moi-même, je ne peux vous en témoigner que de la gratitude et vous dire combien cela nous fait extrêmement plaisir, combien nous en sommes heureux.
Je n'étais pas à Valenciennes et l'Espace Champerret était mon premier salon depuis bien longtemps. Alors se serrer la main (ce n'est pas très recommandé par les temps qui courent) ou plutôt se faire des "check" (se saluer en se cognant les poings) étaient bien plus qu'agréables. On m'a même raconté que l'ambiance du matin, celle d'avant l'ouverture au public entre tous les exposants, était différente, plus chaleureuse, plus conviviale qu'à l'habitude !
Avec un peu moins de 9 000 visiteurs pendant ces quatre jours, ce Salon, qui fêtait aussi son 75è anniversaire ne fait pas partie des grands moments de philatélie tels que nous en avons connus par le passé. Bien sûr, les cars affrétés par les clubs et les associations philatéliques que nous avions l'habitude de voir garés aux environs de la Porte Champerret n'étaient pas là. Pratiquaient-ils des tarifs trop onéreux ? Les personnes intéressées par un voyage jusqu'à Paris trop peu nombreuses ? Y avait-il encore des craintes liées à la pandémie ? Allez savoir ? Une chose est sûre, il y a eu un millier de visiteurs supplémentaires par rapport à 2019 et cela, c'est plutôt positif.
Avec la pandémie, nos habitudes ont changé et surtout notre manière d'acheter. Beaucoup racontent et expliquent le temps qu'ils passent devant le moniteur de leur ordinateur ... On ne va pas les critiquer. C'est l'époque qui veut cela, la technologie a tellement fait de progrès qu'il serait idiot de ne pas en profiter. Mais lorsque j'aperçois des collectionneurs chiner dans les bottes des négociants, non seulement c'est plaisant à regarder mais il faudrait leur demander à eux aussi par quelles émotions ils passent.
Il y avait aussi moins de négociants qu'à l'habitude et moins de postes étrangères. Je pense sincèrement qu'il ne faut pas y voir un désintérêt pour la manifestation mais plutôt une des conséquences de cette pandémie avec laquelle nous allons devoir vivre pendant de longues années.
Gageons simplement que vous serez plus nombreux dans les prochaines manifestations qui se dessinent dans un futur assez proche comme le Salon de Printemps de la CNEP en province. Cette année, cela se passera à Dôle du 25 au 27 mars. Et puis il y aura PARIS-PHILEX à la Porte de Versailles du 23 au 26 juin. Un grand rendez-vous parisien à ne surtout pas manquer. Et après viendra un autre Salon Philatélique d'Automne au début du mois de novembre.
Avant de terminer cette page, je voudrais simplement vous demander de venir à ces manifestations. Elles sont organisées pour vous et pas seulement pour le négoce, la Fédération ou les opérateurs postaux. Bien sûr que ces derniers y trouvent souvent leur compte, mais vous, chers collectionneurs, vous êtes l'âme de ces événements et sans vous, ces événements n'existeraient pas.
Michel Melot, Rédacteur en Chef
Retour sur le Salon d'Automne
Ce 74ème Salon d'Automne, dont nous fêtions le 75ème anniversaire, était très attendu tant par les collectionneurs que par les exposants. En effet, pour la première fois il n'a pu se tenir l'année dernière pour raison de pandémie. Ce grand salon national manquait à tout le monde et ce fut un réel plaisir pour les acteurs présents de la philatélie, collectionneurs, négociants, associations de se retrouver.
Actualités : Grands Prix e l'Art Philatélique 2021

Le bloc de l'OURS (2ème partie)
Créée à la suite de l'entrée en guerre de l'Allemagne contre l'U.R.S.S., la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme développe une propagande intense pour son recrutement, son financement et ses oeuvres sociales. Elle compte parmi ses cadres un ancien négociant en timbre-poste, M. Bachelet, commandant d'infanterie de réserve et, bien sûr, fin connaisseur du commerce philatélique. Ses initiatives vont donner bien du fil à retordre à la poste de Vichy, mais aussi à Théodore Champion, rédacteur du catalogue Yvert et Tellier. C'est cette histoire, en grande partie inédite, qui est contée ici.
La montée du nationalisme en Inde
Officiellement, l'Inde était au début du XIX' siècle un Empire moghol, mais l'empereur, qui résidait à Delhi, n'avait plus ni pouvoir ni revenus. Après la mort en 1707 d'Aurangzeb, le dernier empereur moghol à avoir de l'autorité et de la puissance, commence une période de décadence, et en une trentaine d'années, l'Empire moghol va véritablement s'écrouler, sans cesser cependant d'exister.
La fabrication des carnets au fil du temps : Deuxième partie ; un carnet unique en son genre
Comme nous l'avons expliqué précédemment, les carnets sont composés de deux éléments : les timbres et leur couverture. Même si cette règle est bien respectée en France, c'est un peu comme en grammaire, il y a toujours l'exception qui confirme la règle. Faisons un zoom sur la seule exception, du moins jusqu'à la fin des années 80 avec l'arrivée des timbres autoadhésifs qui font corps avec la couverture servant de support.
Les instructions concernant les flammes de propagande
Les instructions concernant les flammes des machines à oblitérer ont subi quelques modifications depuis leurs premières autorisations en juillet 1923. Un intéressant article sur ce sujet a été intégré à la revue N°2 de « Diligence d'Alsace » en 1969 sous la plume du Dr Kubler. On peut y lire que le nom de la localité est toujours gravé en caractères de 4,5 mm de hauteur et ne peut comporter plus de dix lettres sur une même ligne (on pourra voir dans les instructions de La Poste que ceci reste à l'appréciation de l'administration). Le nombre de lignes de gravure est limité à 4 avec maximum 10 lettres de 4,5 mm ou de 4 mm par ligne.
L'Indochine sous surveillance. Le contrôle postal militaire (1939-1941)
Mis en place en Métropole et dans l'Empire dans les derniers jours qui précèdent l'entrée en guerre, le contrôle des correspondances comporte en Indochine 6 commissions de contrôle postal (CCP) et 11 commissions de contrôle télégraphique (CCT). Elles surveillent et épient...
Les émissions des Antilles néerlandaises des deux dernières décennies du 20e siècle
La politique d émissions des années 1980 et 1990 resta sur la même ligne que celle des deux décennies précédentes : une seule série d'usage courant, mais chaque année, des émissions à surtaxe à répétition, et, finalement, relativement peu d'émissions à caractère purement local - sans oublier quelques émissions en rapport avec la métropole néerlandaise. Ce panorama des émissions des Antilles néerlandaises sera évidemment plus rapide que les précédents, les émissions récentes Étant bien connues.
1951-2021 : 70 ans des timbres-poste des Nations Unies
Cette année, l'Administration postale des Nations Unies (APNU), célèbre le 70e anniversaire de la première émission de ses propres timbres-poste en monnaie américaine le 24 octobre 1951, pour son siège à New York, La création de l'Organisation des Nations Unies (ONU) remonte à la Conférence de San Francisco, qui eut lieu d'avril à juin 1945, Par la suite, des timbres onusiens libellés en francs suisses et en shillings autrichiens furent également émis en Suisse (dès 1969) et en Autriche (dès 1979).
Cartes postales : Joséphine Baker, une grande dame
Les portes du Panthéon se sont ouvertes pour Joséphine Baker. Geste magnifique de la République pour une femme admirable. Joséphine a enrichi la France de ses talents d'artiste, de sa beauté, de sa générosité et surtout de son courage. Permettez-moi un souvenir personnel. Un jour, parcourant le Marché aux Livres Georges Brassens, à Paris, j'aperçois sur un stand un petit ouvrage ayant pour titre « Les Mémoires de Joséphine Baker. » il porte en couverture un dessin de Paul Colin. Je pense immédiatement : Voilà une bonne idée, cette femme a vécu une existence exceptionnelle, elle a eu raison de la raconter. Je prends le livre, je le parcours et m'aperçois qu'il date de 1927 aux éditions KRA. Mademoiselle Joséphine Baker n'avait donc que 21 ans lorsqu'elle a écrit ses mémoires ? De surcroît, en français ? En fait, il s'agit d'un long entretien avec un journaliste. Il se nomme Marcel Sauvage.
Réexpéditions en port-dû et port-payé
De nos jours une lettre correctement affranchie peut, sans surcout postal, rechercher son destinataire dans toute la France ; eut-il changé de résidence à plusieurs reprises. Les réexpéditions antérieures à 1849 prenaient par contre différentes formes, parfois accompagnées de taxe.
Répertoire des Daguin des bureaux français
XXXIII. Le département de la Gironde
Les bavardages d'Aristote : La philatélie, un sport de vieux...
Je crois avoir lu cela - mais pas écrit sous cette forme - dans un sondage il y a une quinzaine de mois et je m'étais dit qu'il fallait que j'en parle. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a quand même un petit aspect péjoratif quand on lit cela. Bien sûr, les bien-pensants vont me démolir en me disant : « Mais qu'est-ce que vous cherchez là-dedans ? Il n'y a absolument rien de méchant et c'est la réalité. Pour preuve, baladez-vous dans les allées d'une manifestation philatélique quelconque et vous verrez par vous-même : il n'y a que des vieux ! »
Croyez-moi si vous le voulez, mais je suis allé dans une manifestation. Elle n'était pas quelconque puisqu'il s'agissait du Salon Philatélique d'Automne à l'Espace Champerret à Paris et j'ai bien regardé. Et j'ai vu effectivement plus de personnes âgées que jeunes. Mais encore faudrait-il voir où l'on positionne le curseur lorsque l'on parle de « jeunes ». S'agit-il d'adolescents tout droit sortis d'un quelconque établissement scolaire ? S'agit-il de trentenaires égarés, entrés là - bien qu'il fallut montrer son passe sanitaire par pur hasard ? Ou bien s'agit-il de quadras en quête d'une occupation intellectuelle nouvelle qui les change de la tablette ou de l'iPhone discrètement rangés dans leurs affaires ? Je m'arrête ici car si je parle des quinquagénaires, on va me dire que je déborde et que ces derniers font obligatoirement partie des vieux ...
Ne m'en veuillez pas mais je pense que tout cela manque de pragmatisme. Classer les gens en fonction de leur âge n'est peut-être pas la solution et pour ce qui concerne la philatélie, ce n'est certainement pas le meilleur choix. Cela fait des années que je « navigue » dans la philatélie et cela fait autant d'années que j'entends comme une sorte de mantra : « il faut faire quelque chose pour les jeunes ». La Poste s'est penchée sur le sujet et a versé des milliers d'anciens francs, de nouveaux francs et d'Euros pour les jeunes. Les clubs et autres associations ont eu leur « section jeune ». La Fédération a même nommé un « Commissaire» en charge des jeunes »... Un magazine, aujourd'hui disparu, avait même son « Coin des Jeunes » qui, de mon avis, était plus souvent lu par des adultes que par des jeunes ! Bref, les années passent et les préoccupations restent les mêmes : les budgets annuels comprennent toujours une part parfois et souvent non négligeable pour les « jeunes » ! Mais ne me faites pas dire qu'il n'y a rien pour les adultes et les vieux ! En fait, si vous réfléchissez bien, cet argent investi est un pari sur l'avenir. On espère que l'un de ces jeunes, lorsqu'il sera devenu adulte (ou « vieux » comme vous voulez) reviendra à la philatélie. Mais à la vérité, on n'en sait rien.
Doit-on alors considérer le terme de « vieux » comme s'il correspondait à un pouvoir d'achat plus important ? Même si cette définition me semble plus logique, je ne le crois pas. En fait, dans nos régions tempérées nos populations comprennent un petit pourcentage de personnes qui ont l'esprit, que dis-je, la mentalité « collectionneur ». Et parmi ces collectionneurs, il y a les philatélistes. Et cela demeure inchangé depuis des décennies. Alors pas étonnant qu'il y existe encore de nombreux philatélistes ... « vieux » !

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Timbres Magazine
novembre   2021

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Numéro 238 - Novembre 2021
EDITORIAL : Optimisme et réalisme
Les échos qui nous sont parvenus de Phila-France 2021 à Valenciennes font état du grand plaisir qu'ont eu les gens à se retrouver Et cela se comprend. Des mois et des mois à attendre pour pouvoir se déplacer; mais encore des mois encore à attendre pour que les collectionneurs étrangers reviennent librement en France. Nos marchands de timbres ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en qualifiant ce salon de très intéressant car il avait permis de raviver ou de renouer des contacts plus ou moins perdus depuis les salons précédents.
Restons optimistes, c'est quand même une bonne nouvelle. Et à ce propos, comment ne pas vous parler du tout dernier Hors-Série que nous vous proposons de découvrir au Salon d'Automne ? Après la sortie du deuxième volume de l'Atlas de la Philatélie (C-D) vous aurez attendu pas moins de 21 mois pour découvrir le premier opus d'une nouvelle série dédiée aux ex-colonies françaises avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Un chapitre de notre Histoire méconnu ou mal connu en dépit des nombreux ouvrages sur le sujet.
Force est de reconnaître que pour la majorité des collectionneurs, la période 1938-45 ne vaut que par certaines séries dites de "Libération" éditées par certains territoires. C'est sans doute vrai mais c'est aussi mal connaître les autres émissions. Que penser également des coins datés ? Mentionnée nulle part, leur liste (du moins son début) fait partie des découvertes qui vous attendent dans cet ouvrage de 148 pages écrit par l'un de nos collaborateurs extérieurs que vous connaissez bien, j'ai nommé François Chauvin.
Alors, je vous invite à vous le procurer au prix très avantageux de 9,90 euros. Et pour ceux qui ne pourraient pas se rendre sur le Salon Philatélique d'Automne à l'Espace Champerret, une minoration (2,00 euros) est accordée sur les frais de port de ce Hors-Série ... hors du commun et bourré d'informations et d'illustrations inédites Ce prix de 14,90 euros (au lieu de 16,90) vous est garanti jusqu'au 16 novembre, le cachet de la poste faisant foi. Quant à l'expédition de l'ouvrage, elle se fera à la fin du mois de novembre.
Et puisque nous parlons argent, nous devons également évoquer les difficultés que nous rencontrons actuellement pour que ce magazine soit correctement imprimé. La télévision, mais peut-être aussi votre expérience personnelle, vous ont sans doute fait comprendre que certains semi-conducteurs et autres composants électroniques, de voitures notamment, n'étaient plus disponibles en France et en Europe. Sachez qu'il en est de même pour le papier et que ce dernier se raréfie et devient donc cher très cher.
Il n'est donc pas impossible que nous ayons à augmenter le prix de ce magazine dans les mois à venir. La dernière fois que vous avez connu cela, c'était voici cinq bonnes années, en septembre-octobre 2016 lorsque Timbres magazine avait augmenté de 0,60 euro et était passé de 5,90 à 6,50 euros !
Pour l'heure, nous ne savons pas encore de combien pourrait être relevé le prix du numéro ni à quels prix seront les abonnements. Soyez assurés d'une chose : nous faisons le maximum pour que cette augmentation soit la plus faible possible. Cette augmentation pourrait être, hélas, couplée à une distribution plus tardive du magazine. De cela aussi je vous parlerai dans un prochain numéro. Mais d'ici là, je vous souhaite une bonne lecture.
Michel Melot, Rédacteur en Chef
Le salon philatélique d'automne
Le grand rendez-vous annuel des collectionneurs est de retour après une année blanche pour cause de pandémie. Cela se fête d'autant plus que l'on célèbre les 75 ans de ce salon organisé par la CNEP. Créé à l'instigation de Roger North et de Jean Farcigny, la première édition s'est tenue en 1947. Un bloc sera émis spécialement pour fêter cet anniversaire. D'autres émissions seront disponibles (cf. Actualités France et COM). Le pays invité d'honneur sont les TAAF qui devaient déjà l'être l'an passé, ce n'est qu'un report. Les philatélistes sont attendus sur les stands des artistes et concepteurs de timbres-poste, des négociants et des administrations postales.Votre magazine, ainsi que ses confrères Echo de la Timbrologie et Atout Timbres seront présents au stand Yvert et Telliier, no B3.
Le bloc de l'OURS (1ère partie)
Créée à la suite de l'entrée en guerre de l'Allemagne contre l'U.R.S.S., la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme développe une propagande intense pour son recrutement, son financement et ses oeuvres sociales. Elle compte parmi ses cadres un ancien négociant en timbre-poste, M. Bachelet, commandant d'infanterie de réserve et, bien sûr, fin connaisseur du commerce philatélique. Ses initiatives vont donner bien du fil à retordre à la poste de Vichy, mais aussi à Théodore Champion, rédacteur du catalogue Yvert et Tellier. C'est cette histoire, en grande partie inédite, qui est contée ici.
Les surcharges "FRANCE LIBRE" de la Réunion : dans les règles de l'art
Si le 27 novembre 1942 fut un jour tragique pour la flotte française (le sabordage de Toulon), ce fut aussi un rayon de gloire à 10 000 kilomètres de là, lorsque le contre-torpilleur Léopard assura le ralliement de l'île à la France Libre. Comme dans les autres colonies, on surchargea les timbres en cours. L'un de nos lecteurs, Jean-Louis Quémar, nous a fait parvenir des documents d'époque sur ces surcharges.
Rétrospective 2020 : Des carnets à profusion ! (3ème partie)
Le temps des carnets d'usage courant dont la diffusion durait des années, parfois des décennies, est décidément bien révolu. Les administrations postales qui continuent à livrer aux usagers des livrets de vignettes banalisées sont maintenant rarissimes. La France est d'ailleurs l'une des rares exceptions - mais tout en multipliant en parallèle des émissions spécifiques chatoyantes et souvent thématiques. Nous évoquerons donc dans cet article les principales tendances du carnétisme mondial en 2020, sans prétendre, évidemment, à l'exhaustivité, tant les émissions sont nombreuses.
Ecrire à "Tripoli de Barbarie"
en 1861... Nul besoin de toujours franchir des milliers de lieues marines, ni des caps aux flots en furie, pour atteindre une destination peu courante ou se confronter à la complexité d'un acheminement : une traversée de la Méditerranée suffit parfois, c'est le cas ce mois-ci pour une missive adressée vers l'actuelle Libye.
Très originales : les vignettes des hôtels
Le domaine de collection des vignettes vendues par plusieurs hôtels en Suisse dans les années 1804 à 1900 a toujours compté de nombreux passionnés en Suisse et à l'étranger. Mais la publication cet été d'un nouveau catalogue très complet a relancé avec vigueur cette thématique chez les collectionneurs suisses. Mais, au fait, de quoi s'agit-il ?
La fabrication des carnets au fil du temps. Première partie : impression typographique des timbres
Par définition, un carnet est le conditionnement de vente, fabriqué et mis en circulation par une administration postale, formé d'une couverture dans laquelle est (sont) fixé(s) un (des) feuillet (s) de timbres-poste détachables. Jusqu'en 1989, avec l'arrivée des timbres autoadhésifs, ces deux éléments étaient fabriqués sur des machines différentes, avec des adaptations par rapport aux tirages en feuilles, puis assemblés manuellement ou à l'aide d'une confectionneuse. Nous proposons d'aborder chronologiquement l'évolution des opérations de confection des carnets, en commencent par la période où l'impression des timbres gommés se faisait en typographie.
Le millésime 2020 des TAAF
Comme les années précédentes, le service philatélique des TAAF, dirigé par Marc Boukebza, a proposé en 2020 un jeu d'émissions variées, tant sur le type des vignettes que sur les sujets traités. Elles concernent les hommes et les territoires des TAAF, les activités sur la réserve naturelle (un carnet de prestige dédié), la faune et la flore ainsi que sur les navires assurant le lien avec les bases australes Crozet, Kerguelen, St Paul et Amsterdam, la base antarctique de Terre Adélie et les Iles Eparses (Europa, Glorieuses, Juan de Nova, Tromelin, Bassas do India). Furent émis 11 timbres isolés, 1 diptyque formé de 2 timbres et d'une vignette centrale sans valeur postale, 2 x 2 timbres se tenant, 9 bloc-feuillets renfermant 17 timbres ainsi que 4 Prêts à Poster (PAP) glissés dans une pochette. L'ensemble des timbres et blocs représentait une faciale de 44,55 euros (supérieure à 2019 qui était de 40,75 euros). A ceci il faut rajouter les 4 PAP à 8,50 euros et le carnet prestige, renfermant 12 timbres au tarif international proposé au prix de 26 euros. Ces émissions des TAAF sont prisées par les philatélistes « polaires », réalisées par des artistes (Art.) de qualité et qui sont imprimées selon plusieurs procédés comme la taille douce (TD), l'héliogravure (Hélio), l'offset (Of), la sérigraphie ou même mixés.
La Libonis, première carte postale illustrée de la Tour Eiffel
Imaginez la joie et la fierté du touriste parvenant au sommet de la Tour Eiffel, lors de l'Exposition Universelle de 1889 et adressant une carte postale à ses proches. Elle porte le tampon de la Tour et celui de l'affranchissement postal du jour. Cette carte, c'est la "Libonis", ainsi dénommée parce qu'elle a été gravée par l'artiste parisien Charles Léon Libonis, à partir d'une série de clichés réalisés par les frères Neurdein, important établissement parisien de photographie et photogravure créé en 1868. La signature de M. Libonis est des plus discrètes, il faut un compte-fils de philatéliste pour la découvrir à proximité de l'angle inférieur gauche de la carte. Cette image n'est pas commune. Elle fait partie du peloton de tête des cartes postales illustrées apparues à la fin du XIXème siècle.
Le rétablissement des liaisons aériennes avec l'Indochine (1945-46)
A la capitulation du lapon, rien ne reste des structures coloniales de l'Indochine. Lors de la reconquête tout est à reconstituer, y compris la ligne d'Extrême-Orient d'Air France interrompue depuis juin 1940. Le rétablissement de la liaison postale aérienne mobilise les plus hautes autorités.
Thématique : de Fernandel à Don Camillo
Le plus célèbre curé italien est français et l'on célèbre cette année les cinquante ans de sa disparition. Aucune émission de timbre n'est prévue. Aussi rendons hommage à ce prêtre pas toujours très "catholique" mais au grand coeur, ainsi qu'à celui qui a tenu magistralement ce rôle : Fernandel.
Les bavardages d'Aristote : Les nouveautés, un plaisir à ne pas gâcher
Echangeant avec un vieux collectionneur, je dis « vieux » parce qu'il doit avoir une soixantaine d'années environ, le voici qui m'amène sur le terrain glissant, aventureux sinon instable, des nouveautés. Et le voilà en train de pérorer sur le sujet, que c'était coûteux, que ce n'était pas toujours joli et qu'il fallait être « bien » avec son fournisseur de matériel car ce dernier lui vend albums et jeux complémentaires à des prix ... et que ce n'est pas toujours bon marché. Et qu'il est obligé de s'acheter tous les ans le catalogue pour pouvoir suivre ces fichues nouveautés et que c'est une véritable rente et que s'il avait su, il n'aurait jamais entrepris une telle collection, etc., etc...
Du calme, lui ai-je répondu, vous êtes collectionneur et tous les ans vous prenez plaisir a mettre vos timbres dans les pochettes pré-fixées de votre album. Je suis sûr et certain que vous devez certainement enlever les bords de feuilles ou de feuillets, ces morceaux de papier encombrants en prenant soin de ne pas abîmer la dentelure de vos timbres ! Et vous utilisez aussi une paire de ciseaux pour les versions autocollantes (qui sont parfois non-dentelées) des timbres d'usage courant afin qu'ils aient un aspect propre, qu'ils présentent bien dans votre album ! C'est cela la collection ! Du moins pour ce qui concerne les nouveautés ...
Mais apparemment, ce ne sont pas les réponses qu'il attendait.
Et il continue : je ne les montre qu'une fois à mon épouse qui, les trois quarts du temps, regarde cela d'un oeil distrait pour me faire plaisir, me dit-il. Je les montre également à mes petits-enfants quand ils ne sont pas avec leurs téléphones. Bref, on ne peut pas dire que je passionne les foules avec mes albums. A votre avis, est-il temps d'arrêter cette collection ? Faut-il que je vende ces timbres ? J'avoue que cela me fait peur quand j'entends les prix que l'on me propose. Même pas la faciale, 40 ou 50 % en dessous et encore, c'est une faveur me dit-on !
Arrivé à ce stade de la discussion, je me pose la question de savoir comment il va appréhender la suite... Bien ou mal!
Alors, je lui réponds: vous savez, les collectionneurs existent depuis des temps immémoriaux.
Les Anglais vous diraient depuis 1850 environ. Il est vrai que leur premier timbre est sorti au milieu de l'année 1840. Et depuis, cette population, celle qui a ce virus de la collection - on va dire 3 - 4 % - n'a cessé de croître. Et parmi ces petits pourcentages, il y a les philatélistes.
Il est vrai que l'an 2000 - l'entrée dans le 3e millénaire - a marqué la fin de nombreuses collections.
D'aucuns vous diront que la collection de timbres par pays est morte. C'est faux puisque, pour autant que je le sache, vous collectionnez encore les timbres de notre pays. Et vous n'êtes pas le seul : en Europe, de l'autre côté de l'Atlantique, en Asie ou en Océanie, dans les pays dits civilisés, on collectionne toujours.
Voyez cela comme la chasse, comme la photographie ou, comme d'autres vous le diront, le cinéma. Vous dépensez de l'argent pour passer de bons moments. Et pour la philatélie contemporaine, c'est un peu pareil. Le timbre peut bien disparaître, il restera toujours des collectionneurs ! Souvenez-vous en et ne vous séparez pas de vos collections !

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Timbres Magazine
octobre   2021

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Numéro 237 - Octobre 2021
ÉDITORIAL : Philatélie intemporelle
Depuis le mois de février, Deutsche Post, la Poste allemande a émis un timbre avec ce que nous appelons nous, un QR-code. Pour les utilisateurs d'outre-Rhin c'est un Matrixcode. L'expression nous est familière puisque COVID-19 oblige, nous sommes souvent contraints de montrer notre téléphone (portable) avec ce fameux code qui justifie notre vaccination en bonne et due forme, du moins pour ceux qui ont accepté de se faire vacciner.
Sorti le 4 février dernier, ce timbre intitulé "Digitaler Wandel" (le tournant digital) existe en deux versions : l'une en version autocollante, l'autre normale, c'est-à-dire avec une gomme à humecter.

L'intérêt de ce timbre est qu'il vous permet de connaître (si vous avez installé l'application adéquate) le suivi de l'enveloppe ! il ne s'agit pas encore de voir tout le suivi d'un colis par exemple mais de savoir où se trouve l'enveloppe que vous avez affranchie avec le timbre dont il est question. Dans les 24 heures vous pourrez recevoir le message suivant : "Ihre Sendung wurde am XX.XX.2021 in unserem Logistikzentrum xxxx-xxxx bearbeitet und geht am XX.XX.2021 in die Zustellung... Ce qui peut se traduire par : Votre envoi a été traité par le centre logistique de xxxx-xxxx le XX.XX.2021 et est en cours de distribution". On peut obtenir une information plus détaillée en se positionnant sur: "Detaillieter Sendungsverlauf". Ici les heures sont indiquées et l'information apparait en deux paragraphes bien distincts.

Cette "prestation de service" est totalement gratuite. Le timbre est vendu 0,80 euro (tarif la lettre standard de 20g dans le régime intérieur allemand). Quant aux informations si elles sont succinctes elles sont pour l'instant suffisantes même si elles n'ont rien à voir avec celles que l'on pourrait obtenir pour un recommandé ou un colis. Mais la poste allemande pense avoir trouvé là une première parade à l'usage de faux timbres. Elle a d'ailleurs émis depuis plusieurs figurines avec ce matrixcode .

En France, apparemment on n'en est pas encore là. Pendant ce temps, nous étions encore coincés par la pandémie et attendions ces jours meilleurs dans lesquels nous vivons actuellement. Après 12 - 18 mois, il faut reconnaître que c'est bien agréable.

Les nouveaux catalogues sont sortis et même s'ils ne nous ont pas manqué l'année dernière, ils sont bien agréables à feuilleter cette année. La grande nouveauté, c'est évidemment ce grand catalogue Yvert & Tellier entièrement dédié aux Colonies, un ouvrage qui devrait sérieusement remettre au goût du jour ce chapitre de la philatélie francophone. La liste et la cotation des timbres utilisés par les bureaux français à l'étranger, les millésimes pour certaines colonies, les variétés, les carnets, de nouveaux visuels, etc... autant d'améliorations qui sont plus que bien venues et devraient susciter bien du plaisir aux collectionneurs. Bonne lecture
Michel Melot, Rédacteur en Chef
Phila-France 2021. Valenciennes capitale du timbre durant 3 jours
Initialement prévu en mai dernier, le 94ème Congrès annuel de la Fédération Française des Associations Philatéliques (FFAP) a été repoussé en octobre à cause des restrictions sanitaires. Un grand coup de chapeau aux organisateurs (Club Philatélique du Valenciennois et FFAP) ainsi qu'aux partenaires (Yvert et Tellier, La Poste et l'ADPhile) qui n'ont pas baissé les bras devant l'adversité. Ils méritent largement votre venue d'autant qu'il s'agit du premier rendez-vous philatélique national depuis le début de la pandémie que nous subissons.
Terres australes : Le millésime 2020 des TAAF
Comme les années précédentes, le service philatélique des TAAF, dirigé par Marc Boukebza, a proposé en 2020 un jeu d'émissions variées, tant sur le type des vignettes que sur les sujets traités. Elles concernent les hommes et les territoires des TAAF, les activités sur la réserve naturelle (un carnet de prestige dédié), la faune et la flore ainsi que sur les navires assurant le lien avec les bases australes Crozet, Kerguelen, St Paul et Amsterdam, la base antarctique de Terre Adélie et les Îles Eparses (Europa, Glorieuses, Juan de Nova, Tromelin, Bassas da India). Furent émis 11 timbres isolés, 1 diptyque formé de 2 timbres et d'une vignette centrale sans valeur postale, 2 x 2 timbres se tenant, 9 bloc-feuillets renfermant 17 timbres ainsi que 4 Prêts à Poster (PAP) glissés dans une pochette. L'ensemble des timbres et blocs représentait une faciale de 44,55 euros (supérieure à 2019 qui était de 40,75 euros). A ceci il faut rajouter les 4 PAP à 8,50 euros et le carnet prestige, renfermant 12 timbres au tarif international proposé au prix de 26 euros. Ces émissions des TAAF sont prisées par les philatélistes « polaires », réalisées par des artistes (Art.) de qualité et qui sont imprimées selon plusieurs procédés comme la taille douce (TD), l'héliogravure (Hélio), l'offset (Of), la sérigraphie ou même mixés.
Une femme manoeuvrant une charrue... Ce timbre de 1940 n'a pas su creuser son sillon
Curieuse apparition en ce début de mai 1940 que cette femme courbée sur le soc d une charrue tirée par des boeufs dans une série dédiée aux OEuvres de Guerre avec trois célèbres figures militaires... Explications.
Les conférences internationales de l'entre-deux guerres (2ème partie)
Pendant les vingt années qui se sont écoulées de 1919 (Traité de Versailles mettant un terme à la fin de la 1ère guerre mondiale) à 1939 (déclenchement de la 2ème guerre mondiale), les grands pays d'Europe ont organisé une douzaine de conférences internationales diplomatiques et économiques. Leurs buts : créer une situation de paix en Europe et relancer l'activité économique. Voici une présentation de ces conférences, avec des illustrations de lettres qui sont des « témoins historiques » de cette époque difficile pour l'Europe.
Mécanisation et formation : Les vignettes d'affranchissement de guichet dans les Centres d'instruction
Pour désengorger ses guichets où les files d'attente génèrent le mécontentement des usagers, la Poste engage dans les années 1950 à 1980 une modernisation des opérations concernant entre autres l'affranchissement des lettres. Ce qui se traduit par la mise en place de nouvelles machines à affranchir que les postiers en formation doivent apprendre à utiliser. Les Centres d'instruction sont donc dotés du matériel correspondant pour la manipulation par les élèves des vignettes d'affranchissement tout comme pour les timbres, entiers et autres documents fictifs. Nous vous présentons ce que nous connaissons de ces vignettes peu connues.
La poste, le fisc et les articles d'argent
Certains documents, soumis au droit de timbre sur la base de leur dimension, ont fait l'objet d'un régime mixte, à la fois fiscal et postal. Il s'agissait des articles d'argent, c'est à dire des envois de Quittances postales supérieures à 10 francs et des Reconnaissances de valeurs cotées.
Bob Morane est orphelin
Le 25 juillet 2021, Henri Vernes est décédé à l'âge de 102 ans. Cet aventurier dans l'âme est le père de l'un des plut célèbres héros d'aventures du XXème siècle : Bob Morane, dont il a écrit 230 romans, de 1953 à 2012. (1 et 2)
Les courriers catapultés du paquebot Ile-de-France (3ème partie)
Si tout a été dit et écrit sur les deux timbres surchargés de l'Ile-de-France (YT PA 3 et 4) qui sont les stars de la poste aérienne française, les plis des 24 catapultages (12 allers et 12 retours) effectués de 1928 à 1930, bien que moins médiatiques, méritent aussi d'être étudiés et collectionnés.
Carnets : rétrospective 2020. Des carnets à profusion ! (2ème partie)
Le temps des carnets d'usage courant dont la diffusion durait des années, parfois des décennies, est décidément bien révolu. Les administrations postales qui continuent à livrer aux usagers des livrets de vignettes banalisées sont maintenant rarissimes. La France est d'ailleurs l'une des rares exceptions - mais tout en multipliant en parallèle des émissions spécifiques chatoyantes et souvent thématiques. Nous évoquerons donc dans cet article les principales tendances du carnétisme mondial en 2020, sans prétendre, évidemment, à l'exhaustivité, tant les émissions sont nombreuses.
Cartes postales : Les midinettes font parler d'elles
Le dimanche 25 octobre 1903, il règne dans le jardin des Tuileries et sur la Place de la Concorde une effervescence exceptionnelle. Il y a foule. Et, dans cette foule, beaucoup de jeunes femmes et jeunes filles. Parmi elles, 2 500 midinettes de 14 à 50 ans venues de toutes les maisons de couture de la région parisienne participer à une épreuve sportive. Il s'agit d'une course pédestre qui les conduira de Paris à Nanterre, soit 10 kilomètres. A mi-chemin, un court repos leur sera accordé. Toutes les grandes marques sont présentes: Worth, Paquin, Doucet, Redfern, Callot. Pour sa part, la firme Redfern, rue de Rivoli, a requis, pour le premier événement de ce genre, la quasi-totalité de son personnel en mesure d'y participer. Elle a même organisé des stages de préparation.
Wallis et Futuna, les timbres de la France Libre
La mise en vente des timbres surchargés France Libre de Wallis et Futuna précède de près d'un an le ralliement des îles. Leur apparition sur le marché philatélique en contrarie le secret et implique un haut fonctionnaire britannique, philatéliste distingué...
La "Grande Tâche " du 25c Cérès au Type I
Il semble que, parmi les timbres français à l'effigie de Cérès et de Napoléon, le seul qui ait été imprimé avec des clichés dits "remplaçants" car substitués aux orignaux des premiers tirages, ait été le 25c Cérès dentelé de 1871 aux types I, II, et III, dont nous célébrons cette année le sesquicentenaire.
Répertoire des Daguin des bureaux français
XXXII. Le département du Gers
Les bavardages d'Aristote : Ces oblitérations qui font rêver... ou pas
Un jour de cet été, alors que nous devisions sur la philatélie en général et la façon dont j'aborde ma rubrique, Michel Melot, notre rédacteur en chef, m'a donné ce courrier en me disant : « Tenez, mon cher Aristote,voilà de quoi méditer ! ». Méditer ? Je ne sais pas mais je vous livre ce texte d'un de nos lecteurs, Daniel Hurriez :

« Nous critiquons à juste titre les coups de stylo ou feutre ou autres rayures qui souillent les timbres non oblitérés [ndlr: au départ] mais ne croyez-vous pas que cette nouvelle oblitération, qui n'a pas de cachet n'enlaidit pas tout autant un timbre comme celui-là ou d'autres !!? Peut-on garder un tel timbre dans une collection ? C'est affreux !

Où est le temps des belles oblitérations et des flammes qui nous renseignaient sur les lieux, qui nous faisaient voyager, lorsqu'on recevait ces courriers ? Par le fait de vouloir et devoir aller toujours plus vite, la « beauté » est mise à l'écart Je ne suis certainement pas le seul à faire cette réflexion.
Malgré tout je suis satisfait de pouvoir voyager tous les mois grâce à votre revue. »

Tout d'abord, un grand merci pour le final de votre courrier. Cette amicale pensée ravira tous les collaborateurs du magazine et procurera beaucoup de plaisir à nos pigistes extérieurs.
Ensuite, je suis bien obligé de vous suivre dans le jugement que vous portez sur la façon dont notre courrier est oblitéré. Le problème n'est pas récent, loin de là. Et il n'est pas uniquement français, croyez-moi.
Quand je vois par exemple, je devrais plutôt dire quand j'admire, des oblitérations scandinaves reproduites en couleur dans des catalogues de V.O. Ou de V.E., et que je constate les prix auxquels elles se vendent, je me dis que non seulement cela prouve l'existence d'un marché mais que la beauté existe.
Pour abonder encore dans voue sens, je vous dirais que je me rappelle ce collectionneur qui n'achetait que des Semeuses camées revêtues de cachets bien centrés et parfaitement lisibles et qui, évidemment, les payait fort cher... Vous me direz que j'évoque ici des pratiques des XIXe et XXe siècles que tous les pays ne pouvaient d'ailleurs pas exercer. Vous avez raison. Mais je comprends aussi parfaitement votre désir de renouer avec ou de revivre ce passé pas si lointain où les collectionneurs avaient encore un petit rôle à jouer dans les univers postaux dans lesquels ils évoluaient. Comme vous le soulignez à juste titre, éviter de perdre du temps, aller vite sont des contraintes auxquels nos postiers sont habitués et pour lesquels on invente, on fabrique des appareils de plus en plus performants. Comme vous le lirez plus loin, aujourd'hui, on invente des timbres avec des codes digitaux pour éviter qu'on en fasse des faux ou pour nous épargner leur annulation ...

Est-ce cela le progrès ? Peut-être bien. Je ne vais pas plaider pour le retour des flammes même si le collectionneur que je suis trouvait cela très bien. Aujourd'hui, quelle commune de France n'a pas son site Internet ? C'est quand même mieux qu'une flamme ! Je crois simplement qu'il faut continuer de rêver sur nos petites vignettes, continuer à s'extasier sur leur beauté, et à admirer le dévouement des postiers de l'époque qui prenaient soin des timbres, qu'ils soient destinés à des collectionneurs ou à de simples particuliers.
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Timbres Magazine
septembre   2021

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Numéro 236 - Septembre 2021
ÉDITORIAL : Comment se faire 240000 euros en 3 heures et demie
J'espère que cette rentrée se passe bien et que vous aurez pu prendre ces vacances dont beaucoup ont été privés l'année dernière. Vous voici reposés et certainement moins énervés qu'avant lesdites vacances. Rappelez-vous, cela a été assez mouvementé. Nous sommes le 17 juin au matin et vous êtes un certain nombre à fixer votre téléphone en attendant l'heure fatidique de 8 heures pour être l'un des premiers à appeler le 05 53 03 19 26 être l'un des premiers servis lors de celte vente spéciale du bloc "Antoine de Saint-Exupéry" ! Un quota est même prévu : 10 exemplaires pour les particuliers 50 pour les professionnels. Tirage total: 8000 exemplaires ! ... Et vous avez même jusqu'à 19 heures pour appeler ! C'est ce qui s'appelle des modalités d'acquisition particulières ...
Sauf que rien ne s'est passé comme prévu... ou du moins comme Philaposte l'avait prévu ! A 11h30 environ, les 8000 exemplaires étaient envolés ! Plus de 120000 appels ont été enregistrés et l'informatique a été saturée. Dans l'après-midi et le lendemain, nous recevions de nombreux courriels nous faisant part de votre colère. Colère d'autant plus justifiée que sur le net, le bloc dont il est question se négociait déjà aux environs de 200 euros (belle marge pour un produit acheté 30 euros la veille !) Je vous passe aussi le détail des différents noms d'oiseaux dont La Poste (et quelques-uns de ses services) fut gratifiée durant cette période !
Inutile de vous dire que ce sont évidemment les personnes qui n'ont pas pu obtenir ce bloc spécial qui nous ont fait part de leur mécontentement. Selon certaines rumeurs, un certain nombre de professionnels (pourtant bénéficiaires de "grands comptes") n'ont pas pu avoir leurs quotas du fameux bloc.
La CNEP, une fols n'est pas coutume, a été d'accord pour ce retirage.
Mais des le 28 juin, des lecteurs nous demandaient de ne pas publier leurs réactions compte tenu de la nouvelle position de Philaposte : excuses les plus plates et fourniture (avant la fin de l'année) d'un bloc-feuillet identique en tous points au précédent mise à part la numérotation qui reprendra au 8001. Il n'y auna pas de tirage fixé au préalable ni quotas. Identique en tous points ? Rappelez-vous ce carnet "Colbert" (no 2712-CP1) dont le trait parasite (tirage officiel) diminue par presque 20 la cote de 1'original !
Un e-mail explicatif https://www.lecarredencre.fr/timbre/les-emissions-speciale-antoine-de-saint-exupery/ et un bon de commande dédié https://bit.ly/3hiPCIU ont tait leur apparition depuis le 12 juillet et - si vous n'êtes pas un des heureux bénéficiaires du 17 juin - je vous invite à vous rendre tout de suite sur ces sites pour avoir des explications et bénéficier de la souscription.
Vous avez encore jusqu'au 31 août pour en profiter.
Quant à la cote, nous ignorons son montant. Difficile d'imaginer qu'il y en aura une pour les "avant 8000" et l'autre pour les "après 8 000" ! Et d'ailleurs, puisque nous en sommes arrivés à parler de ce qui est un des pôles attractifs de la philatélie, pourquoi ne pas demander aux éditeurs de catalogues de coter à part ces "produits philatéliques". Quand on y regarde de près, ils ne sont pas commercialisés auprès du grand public et leur usage se voit d'autant limité. On pourrait même envisager de renforcer leur cote à l'état oblitéré. En effet, quel philatéliste d'aujourd'hui oserait mettre ces timbres sur une enveloppe afin de les faire circuler ? Une gageure ? Sans doute mais qui pourrait surprendre plus d'un collectionneur.
Michel Melot, Rédacteur en Chef
Les courriers catapultés du paquebot Ile-de-France (2ème partie)
Si tout a été dit et écrit sur les deux timbres surchargés de l'Ile-de-France (YT PA 3 et 4) qui sont les stars de la poste aérienne française, les plis des 24 catapultages (12 allers et 12 retours) effectués de 1928 a 1930, bien que moins médiatiques, méritent aussi d'être étudiés et collectionnés.
Les TD 6 : explications et images
Les machines spéciales d'impression taille-douce 6 couleurs, plus connues sous le sigle "TD 6.* conçues à la fin des années 50 et mises en service en 1960, font partie de la grande lignée des rotatives Chambon. Toujours en service, elles se distinguent par leur longévité. Après vous avoir dévoilé il y a quelque temps dans ce magazine les arcanes de leur mise au point avec différents intervenants, voici maintenant les explications sur cette technique innovante illustrées de photos pour remonter le temps.
Les timbres avions de la France Libre (3ème partie)
Ce dernier volet du panorama des timbres avions de Londres révèle que, livrés tardivement, ils assurent la soudure et connaissent leur plus large utilisation du rétablissement des liaisons de l'Empire avec la Métropole libérée à l'immédiat après-guerre.
Les conférences internationales de l'entre-deux guerres (1ère partie)
Pendant les vingt années qui se sont écoulées de 1919 (Traité de Versailles mettant un terme à la fin de la 1ère guerre mondiale) à 1939 (déclenchement de la 2e guerre mondiale), les grands pays d'Europe ont organisé une douzaine de conférences internationales diplomatiques et économiques. Leurs buts : créer une situation de paix en Europe et relancer l'activité économique. Voici une présentation de ces conférences, avec des illustrations de lettres qui sont des « témoins historiques » de cette époque difficile Pour l'Europe.
Rétrospective 2020 : Des carnets à profusion ! (1ère partie)
Le temps des carnets d'usage courant dont la diffusion durait des années, parfois des décennies, est décidément bien révolu. Les administrations postales qui continuent à livrer aux usagers des livrets de vignettes banalisées sont maintenant rarissimes. La France est d'ailleurs l'une des rares exceptions - mais tout en multipliant en parallèle des émissions spécifiques chatoyantes et souvent thématiques. Nous évoquerons donc dans cet article les principales tendances du carnétisme mondial en 2020, sans prétendre, évidemment, à l'exhaustivité, tant les émissions sont nombreuses.
Voitures et cinéma : une histoire commune
La Fête du Timbre a pour thème cette année Voitures et cinémas. L'automobile est née pratiquement en même temps que le cinéma. Leur histoire est donc commune !
Singapour, un carnet peut en cacher plusieurs autres
Cet article se concentre sur les carnets de timbres autocollants émis entre 1994 et nos jours et se focalise sur un ensemble de pratiques assez originales de mise en évidence des différents tirages de ces carnets. Si l'on prend comme point de comparaison la production française, il est clair que l'on ne retrouve pas à Singapour des procédés similaires. Les carnets français, pour la plupart, ont une couverture qui peut changer mais qui ne comporte pas ou peu d'indications relatives aux tirages. Ces informations sont inscrites au recto des carnets, dans les marges. Les timbres, d'un tirage à l'autre, ne sont pas modifiés. A Singapour, tout est possible. A une certaine époque, ces indications figuraient au verso des carnets ; à une autre, le recto était « impliqué »; à une autre encore, c'est le visuel même des timbres qui pouvait varier, au risque de créer de véritables timbres-type différents de l'originel. Nous allons passer en revue différentes techniques, en nous servant pour illustrer notre propos de carnets de timbres d'usage courant.
Cartes postales : De Baltard à Rungis
Il y a un demi-siècle, les pavillons Baltard des Halles de Paris disparaissaient, sauf un bâtiment, récupéré par la ville de Nogent-sur-Marne. Les Halles de Rungis, démultipliées et dotées d'infrastructures modernes, s'employaient à faire oublier Baltard.
Répertoire des départements ayant utilisé des affranchissements de fortune suite à la défaite de 1940
Partie VII (fin) Puy de Dôme, Haute-Saône, Saône et Loire, Sarthe, Seine, Seine-inférieure, Seine et Marne, Seine-et-Oise, Somme, Vendée, Vienne, Vosges, Yonne, Territoire de Belfort.
Répertoire des Daguin des bureaux français
XXXI. Le département de Haute Garonne
Les bavardages d'Aristote : Lorsque les images font mieux que les timbres
Au début du mois de juillet, pas moins de 5.900.000 $ (soit 5.011.000 euros environ) ont été payés par le fonds d'investissement américain Alt Fund II pour une carte « Panini » montrant le basketteur meneur de jeu Stephen Curry alors qu'il était encore un « rookie » (terme américain signifiant débutant dans sa première année de compétition) chez les Golden State Warriors (anciennement Warriors de San Francisco). Ce superbe résultat (obtenu par une carte autographe décrite comme unique) mettait presque aux oubliettes les 5.200.000 S obtenus en avril pour une autre carte « Panini » de Lebron James, autre basketteur bien connu des Lakers de Los Angeles. La carte était vendue sous seing privée par PWCC Market Place. Mais ces ventes n'étaient pas publiques. La carte de Lebron James, quasiment unique, bénéficiait d'une graduation de 9 données par une des sociétés de classification américaines, la Beckett Grading Service pour ne pas la nommer. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que ces deux résultats effaçaient les 4.200.000 $ obtenus en mars par une carte de Louka Doncic encore « rookie » en 2018-19, le meneur de jeu slovène des Mavericks de Dallas. Pourtant, au mois de janvier, un producteur de cinéma, Rob Gaugh, s'offrait pour 5.200.000 $ (4.289.360 euros à l'époque) une carte de 1952 connue a 6 exemplaires de Mickey Mantle encore « rookie » aux New-York Yankees. La carte labellisée Topps est l'un des plus beaux exemplaires que l'on puisse trouver concernant cet ancien joueur de base-ball qui, de surcroit, était aussi ambidextre.
Mais pourquoi vous parler de tout cela ? Tout simplement parce que ces résultats sont très récents et qu'ils concernent des images et non des timbres ! Pas de gomme, pas de dents, pas de filigranes, pas de charnières !
Faut-il évoquer cette dispersion de cartes « Pokémon » qui s'est tenue à Drouot au mois de juin dernier. C'était une petite vente : pas moins de 125 lots étaient proposés. Le tout a atteint les 44.000 euros (frais inclus) mais il y avait près de 300 personnes dans la salle !
C'est vrai que la spéculation ne date pas d'aujourd'hui mais pandémie et confinement ont fait exploser le marché. Du moins c'est ce qui se dit outre-Atlantique où l'on estime le marché des cartes de collection à 15 milliards de dollars ! 11 ne faut donc pas s'étonner si des fonds d'investissement s'y intéressent.
Le vieux philosophe que je suis aimerait vous dire qu'il en est de même avec les timbres. Mais ce n'est pas le cas, vous le savez bien. Bien sûr, il y a ces personnes qui vous disent, la main sur le coeur, que c'est très bien ainsi et que les timbres ne méritent pas une telle spéculation. Pourtant, on a besoin de cela. Il n'y a plus de grands collectionneurs français comme jadis. Ces gens, négociants ou grands spécialistes étaient capables de dire oui comme ils étaient capables de dire non.
Gageons simplement que le marché français sera en mesure de se réveiller et - à défaut de faire comme les Américains - de se refaire cette santé qui lui va pourtant si bien.

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Timbres Magazine
juillet   2021

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Numéro 235 - Jullet-Août 2021
ÉDITORIAL : Un premier anniversaire
Difficile d'oublier ce qui s'est dit, ce qui s'est fait voici tout juste un an alors que vous étiez dans l'ignorance bien que très attachés à ce magazine comme vos multiples courriers l'ont démontré par la suite. Difficile d'imaginer que cette revue, née avec le nouveau millénaire, se retrouve si fragilisée qu'elle doive s'en remettre à la justice de notre pays pour essayer de survivre sinon de franchir cette ultime étape ou certaines et certains sont restés sur le bord d'une route pleine d'incertitudes.
Rassurez-vous, les dernières nouvelles que nous avons eues ont tendance à montrer que chacun s'en est plutôt assez bien sorti malgré les difficultés du moment.
Quant à nous, ce douzième numéro que vous êtes en train de feuilleter prouve à lui tout seul que nous avons également réussi à maintenir le cap, à maintenir cet indicible fil qui nous mène à vous, lecteurs de toutes régions, de tous pays.
Et cela n'a pas été facile, vous le devinez, vous qui avez également survécu à ces confinements, ce couvre-feu, cette impossibilité d'être totalement libres et - comme on le dit très populairement - de changer d'air. Imaginez-vous ce télétravail avec des collaborateurs, ces gens, ces vrais amis situés qui, dans le Nord, en Dordogne, à Paris et dans la Somme pour ceux du siège. Je me répète mais c'est tellement vrai. Et puis les autres, ces collaborateurs extérieurs déjà habitués à cette relation informatisée mais tellement pratique, situés un peu partout dans notre beau pays. Ces derniers - sauf deux il faut le souligner - ont répondu présent ou plutôt se sont manifestés d'eux-mêmes pour témoigner non seulement de leur existence mais aussi pour nous dire aussi : "Nous continuons". Alors au nom de la petite équipe que je dirige, et en votre nom à vous aussi amis lecteurs, je leur adresse un grand merci car sans eux - et vous le savez aussi bien que moi - pas de magazine à recevoir chez soi ou à acheter. Pas de littérature philatélique, pas de nouveautés, pas de rubriques - à ce propos je voudrais dire que vous en trouverez assez peu ce mois-ci et je m'en excuse - rien de vraiment "timbré" à se mettre sous les yeux. N'exagérons rien ! Il y a bien Internet pour ceux qui possèdent un ordinateur et qui se sont dotés d'un FAI (Fournisseur d'Accès Internet). Mais rien ne vaut la lecture d'un bon magazine.
Ce premier anniversaire, nous allons le célébrer avec un plaisir non dissimulé car ce que vous ne savez pas c'est que l'année dernière nous avons dû tout faire dans un laps de temps particulièrement court. Le numéro de juillet-aout par exemple, nous l'avons fabriqué au début du mois de juillet et il est sorti avec presque un mois de retard. Le numéro de septembre que nous préparons habituellement pendant le mois de juillet, nous ne l'avons conçu qu'au début du mois d'août. Et il nous a fallu plusieurs mois pour résorber ce retard. Aujourd'hui, tout est rentré dans l'ordre. Nous avons confectionné ce numéro de façon que vous ayez beaucoup à lire et, comme je vous l'ai dit plus haut, certaines rubriques se retrouvent reportées au numéro suivant. Je sais que vous ne nous en voudrez pas. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter de bonnes vacances, un bon repos. Changez-vous les idées et revenez-nous lire en septembre prochain !
Michel Melot, Rédacteur en Chef
Les "Jeux Olympiques de Tokyo 2021" auront lieu cet été
En raison de la pandémie du covid-l9, les Jeux Olympiques d'été de Tokyo 2020 (XXXIIe Olympiade) n'ont pas pu avoir lieu comme prévu l'été dernier. Ils ont été reportés d'une année, et ils se dérouleront donc cet été, du 23 juillet au 8 août, mais sans spectateurs venus de l'étranger. Ce sont les e Jeux Olympiques que le Japon organise. Comme pour chaque édition de JO, les timbres-poste sont bien présents comme vecteurs de promotion de ces Jeux Olympiques d'été 2020.
Histoire maritime : L'acheminement transocéanique des correspondances affranchies au type Empire non dentelé. Écrire aux équipage des navires des stations navales sous le Second Empire
Si les articles que nous présentons dans le cadre de cette série, depuis quelques années, nous permettent d'explorer les routes maritimes du milieu du XIXème siècle, où vapeur et voile se font encore parfois concurrence et où le pavillon français ose désormais affronter le pavillon britannique, ils nous mènent tous vers des destinations « fixe s» ... Étudier des correspondances destinées à des hommes « en mer » ajoute une difficulté et un intérêt supplémentaires : première illustration ce mois-ci.
Qui était Roger Blachère ?
Dans la poche de Saint-Nazaire, entre août 1944 et le 8 mai 1945, tandis que le service postal est réduit à sa plus simple expression, une activité philatélique intense est développée par quelques collectionneurs et négociants au premier rang desquels figure Roger Blachère.
Les premières machines mécaniques au Maroc
Le Maroc est un pays passionnant notamment concernant les marques postales. Tout commence par Tanger, où l'on aura jusqu'à quatre pays ayant une poste sur place.
Les timbres avions de la France Libre (2ème partie)
La France combattante fait le choix de retenir un type unique de timbre avion avec cartouche différent pour chacun des 13 territoires (cf. no 234). Alors qu'ils sont très peu cotés, ils peuvent être relativement difficiles à trouver sur lettre. Les archives nous éclairent sur leur mise en circulation chaotique.
Quand Courmon fait sa pub ... et ses affaires !
Carlos Courmont : tous les collectionneurs de carnets le connaissent. C'est lui qui eut l'idée d'introduire la publicité commerciale en premier sur les couvertures des carnets, puis en marge des timbres un peu plus tard. Ce qui donna aux carnets un parfum de modernisme avec leurs magnifiques couvertures des années 20, très prisées encore de nos jours. Nous allons vous rapporter quelques anecdotes, parfois méconnues, sur ce curieux personnage.
Napoléon 1er, coprince d'Andorre
Alors que la Poste française a marqué le 200e anniversaire de la disparation de l'empereur des Français le 19 avril, le principauté d'Andorre a décidé de retarder les choses et émet son timbre le 17 juin. L'occasion rêvée pour P. Louviau de nous nous faire connaître le point de vue des andorrans sur cet homme hors du commun.
Les courriers catapultés du paquebot Ile-de-France
Si tout a été dit et écrit sur les deux timbres surchargés de l'Ile-de-France (YT PA 3 et 4) qui sont les stars de la poste aérienne française, les plis des 24 catapultages (12 allers et 12 retours) effectués de 1928 à 1930, bien que moins médiatiques, méritent aussi d'être étudiés et collectionnés.
Les émissions des Antilles néerlandaises des années 1960 et 1970 (2ème partie)
La politique d'émissions de l'administration postale des Antilles néerlandaises devint un tant soit peu inflationniste dans les années 1960-70, certes comme un peu partout dans le monde, il faut bien le dire.
Vive le Tour de France !
En rédigeant ces lignes, je me pose la question : le Tour de France 2021 pourra-t-il partir de Brest le 23 juillet prochain comme prévu ? En sera-t-il empêché par le covid ? Sera-t-il reporté ? Des dispositions sanitaires particulières s'imposeront-elles ? A deux reprises au cours de son histoire, le « Tour » ne put avoir lieu, les deux guerres mondiales du XXème siècle lui ayant été fatales. C'est en 1903 à Montgeron, dans la région parisienne, que cette compétition a pris son envol. Elle est donc plus que centenaire. Pourquoi Montgeron ? Parce que le préfet de Police de Paris, Louis Lépine, avait interdit les courses cyclistes dans la capitale ...
Chargé et chargements
Des lettres « chargée s» apparaissent dès le début du XXVème siècle. Le tarif de 1627, premier texte connu concernant cette procédure, s'applique aux Articles d'argent et l'ordonnance de 1652 aux transports des matières précieuses, sans déclarations de la valeur incluse. Différentes lois vont interdire, puis autoriser, l'insertion de papier monnaie dans les lettres chargées et fixer le montant de l'indemnité en cas de perte. La Déclaration du 8 juillet 1759 concerne les lettres qui sont soumises à l'affranchissement préalable et à une tarification particulière, Ces lettres reçoivent, au bureau de poste et en présence de l'expéditeur, la mention ou l'empreinte du timbre « Chargé », au masculin, car c'est l'envoi qui est chargé,
Répertoire des Daguin des bureaux français
XXX. Le département du Gard..
Les bavardages d'Aristote : Une chronique, non. Des bavardages, oui
« N'oublie jamais que tout est éphémère, alors tu ne seras jamais trop joyeux dans le bonheur ou trop triste dans le chagrin.»
Ainsi parlait notre maître à tous. le grand, le magnifique et l'illustre Socrate. Ce à quoi je lui rétorquerai : « le bien ne suffit pas a assurer le bonheur, mais le mal suffit à assurer le malheur ». Mais trêve de citations. Qu'est-ce qui a bien pu passer dans la tête de notre humble chroniqueur pour dire et dévoiler qui se cachait sous ses traits ?
Comme je l'ai déjà écrit voici un an, il a commencé sa prestigieuse carrière pour préparer le numéro « zéro » de Timbroscopie sorti en février 1984 et l'a arrêtée, comme vous le savez, en juin 2020. Pas moins de 36 années et demie. Chapeau bas chers amis lecteurs, même si plusieurs têtes se sont succédé pour prendre le stylo ou l'ordinateur, cette belle longévité mérite d'être saluée.
Socrate s'est défloré, Socrate a disparu comme sa belle chronique. Et Aristote est arrivé. Il fallait bien un successeur, un homme suffisamment philosophe sans être un imposteur, suffisamment intelligent sans être un usurpateur. Pour preuve, il a choisi de donner à cette page le titre de « Bavardages » plutôt que d'en faire une « Chronique ».
Peut-être que des lecteurs nostalgiques en voudront à ce magazine d'avoir fait disparaitre celui qu'il lisaient en premier. Peut-être que ces mêmes lecteurs constateront que ce n'est plus pareil, que les problèmes enfourchés par le vieux Socrate ne sont plus de ce monde et que c'est bien dommage !
Ce serait hélas faire injure au monde dans lequel nous vivons. Car il a bien changé, lui. Et puis il y a eu cette pandémie qui nous a empêché de vivre nos passions selon nos habitudes prises depuis des mois, que dis-je des années.
A l'heure des réseaux sociaux, dans cette période où tout se dit et se fait par les téléphones mobiles, à cet instant où l'ordinateur et internet facilitent tellement de choses, certains choisissent pourtant de rester immobiles, de regarder leurs timbres, leurs lettres par le petit bout de la lorgnette. Ils en oublient même ce sentiment d'ouverture que le timbre leur délivre. Celui des langues étrangères, par exemple. Car on ne fait plus rien aujourd'hui sans l'anglais. En bon grec que je suis, je me devrais de défendre ma langue maternelle. Or, vous le savez, le grec - tout comme le latin d'ailleurs - est une langue morte. Et ce n'est pas le grec moderne qui va faire changer les choses. Alors, pour revenir à l'anglais, mettez-vous-y rapidement. Les ombres devraient vous aider. Il vous permettra de mieux comprendre ce que raconte les catalogues et surtout ce que raconte Internet.
Vous risquez d'être surpris par l'étendue et par la variété des sujets traités ... même francophones !
Mais tout ceci ne sont que les papotages, les bavardages d'un vieux philosophe, grec de surcroît !
Je vous recommande la lecture de ce magazine. Certains sujets vont vous surprendre, agréablement je pense. Alors - comme l'anglais - n'hésitez pas ! Je vous souhaite aussi de très belles vacances. Reposez-vous bien et au prochain numéro.

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Timbres Magazine
juin   2021

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Numéro 234 - Juin 2021
ÉDITORIAL : Le monde d'après
Lorsque vous lirez ces lignes vous serez sans doute dans ce qu'il faut appeler le début du "monde d'après" ! Pouvoir manger en terrasse, se retrouver dans un bureau, parcourir les travées de ces magasins qui n'étaient pas de "première nécessité", disposer d'un couvre-feu repoussé de deux heures, etc., etc. Certains magasins étaient fermés depuis six semaines, d'autres depuis bien plus longtemps parce qu'ils se sont retrouvés dans des départements ou la COVID était prospère. Et n'oublions surtout pas les restaurants et ces lieux culturels dont les portes closes depuis des mois sont un véritable cauchemar.
Et dans un mois (au moment où j'écris ces lignes), après le 9 juin, toutes les restrictions liées aux risques de cette maladie devraient être quasi levées. Quant au couvre-feu, il devrait être levé définitivement le 30 juin. Tout cela bien sûr en fonction des dates dont on a connaissance maintenant.
Tout le monde ne sera pas vacciné : aura-ton atteint les 20 millions ? Je ne le crois pas, mais ce sont plutôt de bonnes nouvelles. Certains n'ont d'ailleurs pas attendu et je me suis laissé dire que la rubrique "manifestations" de ce magazine reprenait des couleurs, entendez par là qu'elle s'étoffe à nouveau. Au niveau international, c'est un peu moins visible, il y aura bien quelques événements pour ce deuxième trimestre 2021 mais c'est encore incertain. Tout cela est bien sûr lié aux possibilités de déplacements, de voyages vers l'étranger. L'année 2022, elle, risque d'être plutôt chargée si l'on en juge par les différents communiqués qui nous sont arrivés.
Si les voyages à travers l'Europe (sans quarantaine) sont permis ou bien vont bientôt l'être, aller vans d'autres pays étrangers est un peu plus compliqué en raison des risques liés à la pandémie (3e ou 4e vagues) sans oublier les non moins célèbres -variants.. de la maladie. Nous aurons perdu ainsi plus d'un an.
Allons-nous retrouver toutes les choses comme avant ?
Pour ce qui concerne la philatélie, je pense que oui. Réunions, manifestations (sans jauge) petites et grandes, bureaux temporaires, ventes de souvenirs devraient reprendre leur rythme habituel. Je pense également au plaisir attendu par beaucoup de se voir ou de se revoir.
C'est là que se trouve le véritable manque. Bien sûr il y a eu le téléphone, les réseaux sociaux, les courriels avec les ordinateurs, bien sûr les absents n'étaient pas aussi loin que cela. Mais rien ne vaut un simple regard, une franche poignée de main, une discussion de vive voix. Gestes tous simplement possibles aujourd'hui alors qu'ils ne l'étaient pas hier.
J'espère très sincèrement que vous allez en profiter dès maintenant. Reprendre en main ce qui nous a été pour ainsi dire volé pendant un an et plus. Reprendre votre vie d'avant.
Pendant que nous étions mobilisés par cette maladie et ses restrictions sanitaires, nous en avons profité pour regarder ce magazine qui est fait faut-il le rappeler, par différentes personnes telétravaillant à Paris, en banlieue, en Dordoqne, dans le Nord et dans la Somme. Pas simple, mais on y arrive ! Nous avons constaté que les tarifs des petites annonces dataient de l'époque du franc ! Désormais le forfait de 5 lignes ou les lignes supplémentaires sont nettement plus abordables alors, surtout, ne vous gênez pas.
Michel Melot, Rédacteur en Chef
Marc Pourpe : ses aérogrammes sont les "vermillons" de l'aérophilatélie (2ème partie)
Dans ce second volet, est évoqué le raid - extraordinaire pour l'époque - Le Caire Khartoum et retour, soit 4 500 km effectués par Marc Pourpe en janvier-février 1914. Il est illustré de plis qui figurent parmi les fleurons de l'aérophilatelie.
Les timbres militaires suisses
Pendant la Seconde guerre mondiale, la Suisse s'est trouvée encerclée au nord par l'Allemagne et au sud par l'Italie. Le 1er septembre 1939, elle décrète la mobilisation générale de toutes ses troupes. Elles resteront en service actif jusqu'à la fin de la guerre. Les unités ayant reçu l'autorisation de vendre des « vignettes » pour aider leurs soldats, elles en ont imprimé et vendu en nombre : les collectionneurs les appellent les « timbres militaires suisses ».
La beauté de Palmyre : un carnet précurseur ?
Les collectionneurs se contentent généralement d'aligner leurs timbres dans un classeur, guidés en cela par les catalogues, mais cherchent rarement à comprendre « le pourquoi et le comment» . Après l'équipement par la Maison Chambon de plusieurs pays en presses rotatives d'impression, intéressons-nous à une autre vignette expérimentale, et surtout à son conditionnement, dont l'effigie est l'un des plus beaux exemples de l'art palmyrénien qui va nous révéler quelques surprises ... sur le plan technique.
Les faux Pétain de "Défense de la France" : du nouveau
Dans un article très fouillé paru dans Timbres Magazine de Mai 2002 (pages 76 à 80), François Chauvin montrait que ces faux de la Résistance avaient eu un usage réel avant de faire l'objet d'une intense propagande philatélique une fois la Libération passée. La découverte de pièces inédites permet de compléter l'histoire et l'iconographie de cette émission atypique.
Les imbres avions de la France Libre
Nous poursuivons notre panorama des timbres avion des colonies françaises (cf. TM no l73, no 218 et no 219) pour aborder les émissions de Londres. Saluées pour la qualité artistique de la maquette réalisée par Edmond Dulac, elles répondent aussi aux besoins postaux créés par la situation de guerre.
Les émissions des Antilles néerlandaises des années 1960 et 1970
La politique d'émissions de l'administration postale des Antilles néerlandaises devint un tant soit peu inflationniste dans les années 1960-70, certes comme un peu partout dans le monde, il faut bien le dire.
Les cartes postales napoléoniennes
Le mois dernier a été commémoré le bicentenaire de la mort de Napoléon 1er, survenue le 5 mai 1821 à l'île de Sainte-Hélène. Il avait 51 ans, 8 mois, 21 jours. On remarquera que la juxtaposition de son âge avec la date de son décès est en complète corrélation: 51/8/21. Simple curiosité chez les uns, confirmation du destin exceptionnel de l'empereur, chez les passionnés du « Petit Caporal ». ils sont nombreux et, parmi eux, les cartophiles disposent d'immenses réserves sur le sujet, tant du point de vue du volume que de sa diversité.
1.10.1914 Carte postale russe délivrée par la Poste ottomane de Jérusalem
En septembre 1914 la première Grande Guerre sévit en Europe depuis plus d'un mois. Les tentatives d'alliance que le Gouvernement Ottoman avait fait avec la Grande Bretagne et la France ayant échoué, ce dernier se retourne vers l'Allemagne.
Vienne 1946 : Niemals vergessen ! N'oubliez jamais !
L'Autriche, partagée en quatre secteurs d'occupation, a un statut ambigu, à la fois victime et complice des Nazis. L'exposition N'oubliez jamais ! et la série émise en 1946, sont une étape de sa dénazification.
Répertoire des départements ayant utilisé des affranchissements de fortune suite à la défaite de 1940 (Partie VI- Meuse)

Le coup de coeur de la CNEP
Dans cette rubrique, dédiée aux négociants membres de la C.N.E.P., ceux-ci nous présentent les pièces philatéliques hors-normes qu'ils ont la chance de voir passer entre leurs mains. Ce mois-ci, Gaël Caron (Le Timbre Classique) met en lumière un recueil philatélique particulier, émis il y a tout juste 75 ans, lors de l'inauguration du Musée Postal de France le 4 juin 1946.
Les bavardages d'Aristote : Et les pays qui n'émettent plus ? Vous y avez déjà pensé ?
J'ai rencontré il y a quelque temps un ami philatéliste dont je tairai le nom ici et, au cours de la conversation, il m'a fait part de son désenchantement pour la collection en général. Le confinement, s'il l'a trouvé génial au début parce que cela lui permettait de remettre de l'ordre dans ses affaires, l'a bien vite « saoulé » - c'est le terme qu'il a employé - et il s'est très vite tourné vers le bricolage, le jardinage, le rangement des combles et je ne sais plus quoi d'autre sur la demande de son épouse ravie de ce redoublement d'intérêt pour la maison. « Tu sais quoi, a-t-il ajouté, je me demande si je ne vais pas vendre les collections, récupérer l'argent pour les enfants et mettre un terme à cette philatélie qui ne m'apporte plus rien ».
Sur le moment, décontenancé, je n'ai pas su quoi lui répondre. Mais je me suis vite repris. «Je ne peux pas être d'accord avec toi, même si je sais que les nouveautés des pays que tu fais ne sont guère excitantes et ne donnent pas l'envie de continuer. Mais quand même, une telle décision, aussi brutale soit-elle, demande réflexion. On ne bazarde pas du jour au lendemain ce qui nous a fait rêver pendant des années ! ».
Je connais cet ami depuis longtemps. Je sais ce qu'il a fait, ce qu'il a investi comme temps, comme argent dans ses collections. Le voir ainsi prêt à abandonner ce avec quoi nous avons tant échangé me désole au plus profond de mon être.
« Pourquoi n'essaierais-tu pas autre chose ? Pourquoi ne pas choisir un pays qui n'existe plus ? Au moins tu gagnerais sur les nouveautés que tu n'aurais plus besoin de te procurer. L'album ? En cherchant bien, je pense que tu le trouverais Facilement sur Internet. En revanche choisis bien ton pays. N'en prends pas un dont les classiques - si tu souhaites te les procurer vont te mettre sur la paille ! (Je pense aux deux premiers de la Réunion !) Et puis n'oublie pas la langue. Avec une ancienne colonie française, tu n'as rien à craindre. En revanche, si tu choisis une ancienne colonie allemande, australienne, espagnole ou portugaise, tu peux t'attendre à ce genre de difficulté. Enfin, dernier conseil : choisis un territoire peu collectionné, ou pas du tout par les collectionneurs français. Tu pourras trouver les pièces qui te manquent en France à des prix vraiment intéressants ; ce ne sera pas tout à fait le cas à l'étranger. Enfin, ne dis à personne que tu collectionnes le pays en question sinon ton téléphone ne va pas arrêter de sonner ! »
Cette dernière tirade le laisse pantois. « Sûr que j'ai déjà pensé à cela, me rétorque-t-il, mais je ne l'avais pas envisagé de cette façon. Et la manière dont tu le dis me fait comprendre que tu n'as pas tort. Je me lancerais bien dans un vieux territoire africain, espagnol ou portugais de préférence, mais j'avoue que je ne sais pas trop. Si je me lance là-dedans, j'ai besoin de plonger dans quelque chose de profondément dépaysant. Et tant pis pour la langue, je m'y mettrai. Tu me donneras bien un coup de main ? ».
Je dois revoir cet ami prochainement. J'espère simplement qu'il a écouté les bons conseils d'Aristote. Apparemment c'est le cas. Mais je vais contrôler quand même ...

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mai   2021

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Numéro 233 - Mai 2021
EDITORIAL : ça ira mieux demain !
Depuis plus de 51 ans que j'écris, cela ne m'était jamais arrivé. Voilà dix mois que je vous raconte la même chose : on va avoir un monde meilleur, la philatélie va mieux se porter, on va retrouver les allées des salons, chiner les éventaires des négociants, avoir des réunions d'associations comme avant ..., etc., etc. Eh bien, non. C'est encore trop tôt.
Alors que pétri d'un enthousiasme que je vais chercher (très loin) au fin fond de mon esprit, je vous dis qu'il faut croire en demain parce qu'il y a la vaccination ; les informations de la télévision sont à la fois les bienvenues mais contradictoires. D'un côté on nous dit qu'il va y avoir plus de "vaccinodromes" et donc que l'on va pouvoir traiter plus de gens, d'un autre que les doses de vaccins ne sont pas encore arrivées. Quant aux vaccinations, certaines ne se feront qu'en une seule fois, d'autres en deux. La deuxième pourra être parfois d'un vaccin différent tandis que pour la première, il faudra veiller à son âge... parce que certains ne sont bons qu'une fois que vous avez passé un certain âge ou que vous avez un âge certain !
Difficile de se faire une religion dans tout cela et encore, je n'ai pas évoqué les cas de thromboses et autres caillots de sang pouvant se former dans certains cas.
Le mois dernier, la conférence de presse du gouvernement annonçant le couvre-feu de 19 à 6 heures, l'interdiction de circuler à plus de 10 km de chez soi, les écoles fermées durant la période de vacances, etc., etc. s'est tenue après que j'ai écrit l'éditorial. Il en sera de même cette fois-ci. Je le regrette profondément mais cela ne sert de rien puisque les nouvelles à annoncer sont invariablement les mêmes depuis cinq ou six mois.
Entre la Fédération qui reporte ses manifestations, la CNEP qui annule les siennes et La Poste, au beau milieu de tout cela qui suit en validant les avis gouvernementaux ou préfectoraux, il faut se faire une raison.
Voici dix mois, je me faisais une joie de reprendre Timbres magazine, de le diriger, de le sentir frémir sous la houlette de ses pigistes et autres rédacteurs extérieurs. Tous avaient à coeur de partager avec vous leurs articles, leurs découvertes, leurs expériences philatéliques, postales ou même historiques. Ne vous méprenez-pas : ne pensez surtout pas que je dis qu'ils ont eu tort, ou qu'ils auraient dû écrire ailleurs.
Non, comme je vous l'ai déjà dit, je suis toujours aussi fier d'eux et j'espère bien qu'ils voudront bien m'aider à nous sortir de cette pandémie dans laquelle nous nous trouvons. Votre revue se porte bien, c'est juste notre environnement qui va mal. Un véritable cauchemar dont nous ne sommes pas responsables, dont nous nous serions bien passés. Que faut-il faire ? Attendre et encore attendre des jours meilleurs. Ils vont arriver, c'est sûr. Ce sera comme chez nos Brexiters de voisins qui ont désormais accès aux terrasses de restaurants. C'est tout le mal que je vous souhaite. D'ici là, prenez bien soin de vous.
Michel Melot, Rédacteur en Chef
Marc Pourpe : ses aérogrammes sont les "vermillons" de l'aérophilie (1ère partie)
On ne connaît qu'une trentaine de plis de lui. Revêtus du spectaculaire cachet de la Ligue Nationale Aérienne (L.N.A), ils figurent en bonne place parmi les raretés aérophilatéliques mondiales. Marc Pourpe, aviateur aussi brillant que désintéressé, devait, comme bien d'autres, trouver la mort pendant la première guerre mondiale.
Timbres-taxe ? Préoblitérés ? Les recouvrements : des timbres peu banals
S'ils ont suscité de nombreux articles dans la presse philatélique, peu sont ceux qui essaient de donner un panorama complet des tarif pratiqués. Voici un bref résumé de ces chroniques et un tableau presque exhaustif de ce qu'il convient de rechercher lorsque l'on collectionne les timbres pour recouvrements.
Les Français au Vietnam
L'Indochine, colonie la "plus à la mode", n'a jamais cessé de captiver les collectionneurs qu'ils soient français ou étrangers. Les plus belles collections sont sans doute celles qui émanent de ce territoire à la fois simple mais curieux. Pour ceux qui ne connaissent pas, voici une rétrospective historique qui devrait les aider..
Les "soignants" ... Honorés par la philatélie depuis plus d'un siècle
Les administrations postales du monde entier ont rendu et rendent encore hommage au monde médical. En ces temps de pandémie, peut-être n'est-il pas inutile de replacer sous les projecteurs les multiples émissions (sans être exhaustif) réalisées par notre poste en la matière.
Suisse : les célèbres "classiques" de 1843-1845
Les premiers timbres-poste émis en Suisse de 1843 à 1845 jouissent d'une immense réputation, ce qui explique leurs prix de vente élevés, surtout pour les lettres. Il faut rappeler ici que les deux timbres de Zurich (les premiers en Europe continentale) ont été mis en vente en 1843, soit seulement trois ans après le 1er timbre du monde, le Penny Black de 1840. Nous vous présentons ici ces "vedettes" que sont les timbres cantonaux de Zurich (1843), de Genève (1843), et de Genève et Bâle (1845).
Chambon équipe la Turquie en rotatives d'héliogravure
Voici une nouvelle histoire concernant la Poste turque qui, elle aussi, fait appel a la Maison Chambon pour répondre à un besoin d'indépendance pour ses impressions héliographiques.
Cartes postales : images du 1er Mai
En ce matin du 1er Mai 1891, la bourgade de Fourmies, dans le département du Nord, s'apprête à vivre une journée pas comme les autres, à l'unisson du prolétariat franc,ais et international, au cours de laquelle elle revendiquera huit heures de travail quotidien, sans diminution de salaire. Une journée calme, cependant, telle qu'elle est annoncée dans son numéro du 28 avril par le journal d'Avesnes « L'observateur Avesnois ». « Le 1er Mai, est-il imprimé, va se passer à Fourmies le plus tranquillement du monde ». En effet, tout le laisse augurer.
Lisbonne 1940 : Exposition de Monde Portugais
L'Exposition du Monde portugais ouvre alors que l'Allemagne nazie triomphe. Cet événement de propagande nationale s'accompagne de nombreuses célébrations dont l'émission de la première série de timbres imprimés en taille-douce au Portugal.
Des "à-côtés" de la guerre de 1870
Des passionnés recueillent tout ce qui a trait à la guerre franco-prussienne. Ce conflit qui opposa la France à une coalition d'états (Confédération du Nord comprenant 21 états, le royaume de Bavière celui de Wurtemberg et le Grand-duché de Bade) sous l'égide de la Prusse, s'étend du 19 juillet 1870, quand Napoléon III déclare la guerre à la Prusse avec 200 000 hommes, au 28 janvier 1871 date de l'armistice. La Prusse en alignera près de 500 000 !
Répertoire des Daguin des bureaux français
XXIX. Le département du Finistère
Les bavardages d'Aristote : Et pourquoi pas une 75ème grande série ?
Il est mort vendredi 9 avril dans la matinée à l'âge de 99 ans. Il allait fêter ses 100 ans dans deux mois c'est-à-dire le 10 juin. « Il » n'est autre que Philippe de Grèce et de Danemark, jeune officier dans la Royal Navy, qui rencontre la future reine d'Angleterre et se marie le 20 novembre 1947 dans la grande abbaye de Westminster. Ils se connaissent depuis 1939 mais c'est lorsqu'elle devient reine le 6 février 1952 à la suite de la mort de son père, le roi George VI, et qu'elle est couronnée le 2 juin 1953, qu'il accepte de marcher dans son ombre renonçant même à ce que son nom, « Mountbatten », devienne celui de la famille royale.
Alors évidemment pour beaucoup se pose la question de savoir s'ils vont hériter d'une 75e série, d'une de ces, à la fois si jolie, si merveilleuse et si encombrante, émission dite omnibus. Car si l'on regarde bien et que l'on fasse les comptes, il y en a eu presque une par an depuis mai 1935, année où l'on a fêté le jubilé (25e anniversaire) de l'accession au trône du roi George V. Pas moins de 249 valeurs à collectionner ; pas moins de 1 500 euros à trouver si l'on souhaite acquérir la série dans sa totalité et en acceptant que ce soit avec des timbres avec charnières, parce que si l'on veut que cela soit sans, il faudra compter beaucoup plus ... le double et même le triple dans certains cas, et cela nécessitera également du temps. Mais quand on est collectionneur, le temps ne se compte pas.
On raconte que la BBC a reçu des plaintes parce que sa couverture de l'événement a été jugée trop excessive. Que devrions-nous dire, nous Français, lorsque nos programmes TV sont bousculés par une disparition notable, remarquable, charismatique, que dire encore ... mais jusqu'ici, rien de comparable ! On parle ici de quelqu'un qui est resté en retrait, dans une « semi-obscurité » pendant plus de 70 ans. Quelqu'un qui n'a pas manqué de donner son avis, de dire ce qu'il pensait, d'influer - allez savoir - sur la conduite de la reine. Les agents de la Couronne, ceux qui sont au plus près des émissions de la Royal Mail et des autres états, indépendants ou non, qui pourraient également toucher tous les membres du Commonwealth britannique (ceux qui sont encore membres et ceux qui ne le sont plus) n'ont encore rien communiqué en faveur d'une 75ème « grande » série parce que le Prince a demandé à ce que ses obsèques se déroulent sans grands fastes. La grande question reste quand même de savoir si oui ou non une telle émission sera réalisée.
La dernière en date a été faite voici quatre ans en 2018 : il s'agissait de fêter le Centenaire de la R.A.F. Une dizaine de pays y ont participé. C'est peu mais sans doute faut-il voir là l'aspect quelque peu belliciste de la commémoration. En revanche, il y avait 18 participants pour le 70e anniversaire du mariage de la reine fêté en 2017 ! C'est presque le double et personne ne s'est fait tirer l'oreille. Gageons qu'il y aurait eu les mêmes participants et même sans doute plus venus se rallier à la grande cause, celle de rajouter au moins un timbre, un bloc-feuillet sinon plus, à celui dont la présence en philatélie est égale à celle dont il ne peut revendiquer la place : celle d'avoir été un être cher, ou un roc comme se plait à le dire sa respectable épouse.

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avril   2021

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Numéro 232 - Avril 2021
ÉDITORIAL : Alors, c'est pour quand ?
On aimerait bien le savoir, mais on ne sait pas du tout. Et nous voici, plus d'un an après, toujours dans la même situation : avec un couvre-feu à 18 heures, un confinement pour le week-end dans le Nord et dans le Sud, des transferts vers les hôpitaux les moins chargés en réanimation, des résidents des EHPAD plus heureux (ou moins malheureux qu'avant ...), bref, la télévision se veut elle-aussi plus rassurante ? Parce que tout le monde en a assez ! il faut dire les choses telles qu'elles sont !
Et puis de notre coté, cela ne va pas mieux ! Regardez les "manifestations à venir", une rubrique qui prenait deux pages habituellement et dont l'existence n'est due qu'à ceux qui essaient d'y croire jusqu'au dernier moment . ..
Dernier communiqué en date, le Comité d'organisation de "Phila-France Valenciennes" vient de reporter la traditionnelle manifestation qui se tient en mai au 8-10 octobre prochains, avec les réserves d'usage "nous espérons que l'évolution favorable de la pandémie nous permettra enfin de nous retrouver pour partager notre passion."
C'est hélas dans ce climat d'incertitude que nous devons vivre à défaut d'agir. Car s'il faut bien neconnaltre une embellie due à la vaccination, force est de constater que le bon fonctionnement de cette dernière dont on nous promet monts et merveilles, est suspendue à des approvisionnements qui paraissent quels que peu laxistes venant de fournisseurs étrangers. C'est pourtant ce qui semble être la meilleure solution pour nous tous : une vaccination qui nous préserve comme elle pnéservera la santé de ceux qui nous approchent.
Mais à quel endroit sommes-nous rendus pour édifier de telles théories ? Quand on entend le patron de la Poste s'interroger sur l'utilité du timbre rouge ? Ou l'un de ses adjoints vanter les mérites du secteur des colis de ladite Poste qui affiche un niveau de croissance de plus de 40 % par rapport à 2019, on peut se dire que tout ne va pas si bien même si les chiffres démontrent le contraire. Bien sur que les médias se doivent d'annoncer les bonnes comme les "mauvaises" nouvelles mais je suis curieux de voir comment cela va se passer après. Après, c'est-à-dire une fois que nous aurons tourné le dos aux pratiques - que certains trouvent bonnes tandis que d'autres les fustigent - qui nous été imposées par ce COVID- 19.
Car quoique l'on s'imagine, il faudra bien revenir au monde d'avant et à certaines de nos vieilles habitudes. Je dis "vieilles" à escient car je sais que malgré la durée de ce confinement, semi-confinement ou appelez-le comme vous voulez, les vieilles habitudes ressurgiront et vous trouverez tout naturel de vous y conformer.
Finalement, j'en ai presque assez de vous dire chaque mois qu'il ne faut pas baisser les bras, que des jours meilleurs vont finir par arriver et que l'on va retrouver notre monde d'avant. J'espère simplement que le monde d'après sera aussi accueillant que celui que nous avons laissé là voici maintenant 12 mois. Mais surtout, n'oubliez pas de prendre bien soin de vous.
Michel Melot, Rédacteur en Chef
Alsace-Lorraine. Les cachets touristiques pendant la seconde guerre mondiale (Partie 2)
L'affrontement franco-allemand passe aussi par la propagande philatélique. Au temps de la seconde annexion, de 1940 à 1944, la Deutsche Reichspost met en service une quarantaine d'oblitérations touristiques promouvant insidieusement le caractère germanique de l'Alsace-Lorraine.
Les débuts de la desserte maritime régulière de la Californie
Le courrier destiné à la Californie qui n'emprunte pas la voie des bâtiments du commerce et du Cap Horn est dirigé, à partir de 1851, vers l'Angleterre puis l'isthme de Panama: une route bien plus rapide et régulière mais qui se paie alors au prix fort, au grand agacement des usagers de la poste...
Les Pieds Nickelés facteurs reçoivent le mérite agricole
A l'occasion de la sortie du timbre « Mérite agricole », retour sur un épisode des aventures des Pieds Nickelés facteurs.
Un factice pour former les Israéliens à l'héliogravure
Israël est un jeune état qui dès son indépendance a éprouvé le besoin d'une grande autonomie dans quasiment tous les domaines. Pour ce qui concerne l'impression des timbres, le processus s'est enclenché très tôt et les difficultés sont nées aussi vite. Parmi celles-ci, il y eut le besoin d'assurer la formation des dessinateurs de timbres amenant à la création d'un timbre factice. Ce cas est probablement unique, mais voyons quel lien il peut avoir avec l'imprimerie Chambon.
Les surcharges fiscales manuscrites de 1871
L'augmentation des tarifs postaux le 1ier septembre 1871 faisant passer le port de la lettre de 20 à 25 centimes fut l'un des moyens adoptés pour aider au remboursement de la dette prussienne. Sur le plan fiscal, des mesures furent également prises entraînant toutes sortes de surcharges manuelles.
Suisse : les timbres Pro Juventute et Pro Patria
Deux séries de timbres-poste jouissent d'un intérêt particulier en Suisse et à l'étranger : les timbres dits « de bienfaisance » avec surtaxe Pro Juventute et Pro Patria. Mais quelle est leur origine ? Et pourquoi sont-ils si appréciés chez les collectionneurs des timbres suisses dans le monde ? Découverte.
Les premiers timbres légendés "Antilles néerlandaises"
Jusqu'en 1948, les timbres de la colonie néerlandaise des Cara~bes étaient légendés « Curaçao », du nom de la plus grande des six Îles qu'elle incluait: outre Curaçao, Aruba, Bonaire, Saba, Saint Eustache, et la partie sud de Saint-Martin (île partagée jusqu'à nos jours avec la France). En 1949, on décida, en toute logique, de mettre fin à cette situation, et de rebaptiser la colonie « Antilles néerlandaises ». Le catalogue Yvert et Tellier suit d'ailleurs très fidèlement ce changement de dénomination, et classe ces émissions séparément des précédentes (dans le tome dédié à l'Amérique du Sud)
Le souvenir postal napoléonien
La France a connu deux empires, tous deux dirigés par des représentants de la famille Bonaparte. Deux périodes que la philatélie n'a jamais omis de souligner par de nombreuses émissions.
Personnages insolites et autres phénomènes des collections cartophiles
Il peut paraître inconvenant de donner en spectacle des individus profondément défavorisés ou différenciés du commun des mortels par la nature ou toute autre circonstance particulière. Ce genre d'images se trouve pourtant en abondance dans les cartes postales anciennes. Elles se vendaient bien, non seulement à la satisfaction des fabricants et des marchands, mais également à celle des personnages représentés, tous consentants et heureux d'âtre les vedettes du spectacle individuel ou collectif ainsi offert à la curiosité du public. Elles en tiraient aussi un petit profit.
Marea Noastra : La marine roumaine à l'honneur
Marquant l'intérêt de la famille royale pour sa flotte et la défense du littoral, 7 timbres célèbrent la marine roumaine en 1931 puis 1936. Ces deux séries sont dues à un familier de la Cour, dont la production philatélique survivra à la monarchie.
Quelques dateurs des boites mobiles
La plupart des lettres, qui comportent un timbre dateur de boite mobile, 15 ou 22, sont affranchies d'un 20c au type Napoléon. D'autres sont moins communes par leur affranchissement, leur destination ou leurs marques postales.
Répertoire des Daguins des bureaux français
XXVIII. Le département de l'Eure et Loir
Les bavardages d'Aristote : Faut-il supprimer le timbre rouge ?
« Est-il encore utile, alors qu'on a tout ce qu'il faut comme moyen de communication urgent, de garder une lettre rouge ? Il y a dix ans, les familles françaises écrivaient une cinquantaine de lettres rouges par an. L'année dernière c'est cinq.» a lancé Philippe Wahl. « Parmi les curseurs qui doivent être activés pour changer La Poste, nous devons poser la question du J + 1 » a encore ajouté le patron de La Poste.
Bonne question s'il en est, mais encore faudrait-il s'interroger sur l'inventeur, le concepteur ou le promoteur de ce timbre rouge qui ne vaut aujourd'hui pas moins de 1,28 euro ... alors qu'il ne vaut que 0,85 euro chez nos amis allemands, l,10 euro chez les Italiens, 0,80 euro chez les Espagnols ? Vaut mieux le comparer très certainement avec nos voisins belges où le timbre « Prior » atteint 1,57 euro, et encore faut-il l'acheter par 10 pour bénéficier de la réduction de 3 cents ...
Le timbre en France, rappelez-vous, c'est simple. Il y a d'abord eu la prime à l'affranchissement: si tu ne mets pas de timbre, ton destinataire paie le Prix fort. Ensuite. il v a eu la Guerre de 1870-1. Là, il a fallu payer cher.
De 20 centimes le 31 août, il a fallu débourser 25 c le 1er septembre 1871 ! 25 % de plus, pas moins ! Et puis ça a été la baisse : 15 centimes en 1878 (L'Union Générale des Postes ou plus exactement, l'Union Postale Universelle était passée par là).
En 1906, le tarif à 15 c disparait et les Français voient apparaître un premier timbre rouge à 10 centimes, c'est la Semeuse ! Est-ce le premier timbre rouge ? Non, pas au sens où l'Administration le perçoit. La Guerre de 1914-18 nous enlève ce qui sera le plus petit tarif de l'histoire et nous le remplace par une autre Semeuse vert-gris à 15 c.
Et ensuite ? Nous vivoterons au gré des volontés, des goûts parfois bizarres sans oublier les couleurs des ministres des Finances : Pasteur, Exposition coloniale, Paix, Maréchal Pétain ... Ce dernier est le vainqueur de Verdun, certes, mais sa collaboration notoire lui vaudra de perdre toute validité postale le ler novembre 1944. Cette année-là, les Français ne savent plus où donner du porte-monnaie entre les Arc de Triomphe, les Coqs et Mariannes d'Alger, les Marianne de Dulac et enfin les Marianne de Gandon. Pas moins de 10 années s'écouleront avant que les Marianne de Muller apparaissent. La Ve République éclot. Et la vraie histoire du timbre courant français commence. Les Marianne de Cheffer (choix posthume) s'imposent et ce sont elles, malgré l'intermède pompidolien (Marianne de Béquet), qui vont nous donner le premier timbre rouge dans le courant de l'année 1970. Et depuis, quels que soient les présidents en exercice, ce timbre rouge fait bien partie des timbres courants que l'on change de valeur au moment des modifications de tarifs.
La question du patron de la Poste est-elle justifiée plus de 50 ans après la création du timbre rouge ? En fait, c'est son second qui l'importune : celui que l'on a créé à ce moment-là et que l'on a appelé pendant des années timbre du PNU (pli non urgent), maintenant c'est celui de la « lettre verte » ...
En fait, il y a eu une pandémie, et cette dernière a bousculé beaucoup de choses dont celui de l'envoi du courrier par les familles françaises. Peut-être faudrait-il se demander si, en l'absence de COVID-19,1'attitude des Français aurait été la même ?

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mars   2021

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Numéro 231 - Mars 2021
ÉDITORIAL : Avec coeur et passion
C'est une lapalissade mais force est de le constater les mois se suivent et se ressemblent ... Nous attendons, espérons tous et nous avons surtout tellement hâte d'arriver dans ce monde d'après, ce monde qui pourrait ressembler au monde d'avant, celui où il y avait tant de convivialité, ou il n'y avait pas de barrières et pas autant d'interdictions.
Le 17 mars, cela fera tout juste un an que nous découvrions, avec curiosité, et subissions, avec résignation, le premier confinement. Pour les philatélistes, cela avait été l'occasion de se plonger dans les albums, dans les classeurs et dans ces boîtes dans lesquelles on range des ..trucs.. et des choses.. destinées à être revues plus tard. Beaucoup en ont profité pour se mettre en immersion totale pour classer et mettre de l'ordre dans leurs collections mais aussi pour retrouver ces timbres et ces lettres mis de côté "pour être rangés plus tard" dans l'attente de ce moment où l'on saurait quoi en faire
Et là, chacun a pu mesurer l'extrême utilité de cet outil du monde actuel : l'ordinateur et son accès à Internet. Acheter, vendre, rien n'est aussi facile aujourd'hui. Ajoutons aussi la commodité pour consulter, rechercher, s'informer ... Tout est a portée d'un clic de souris!
Mais attention : la toile n'est pas pour autant le paradis des collectionneurs. Il faut se montrer prudent lorsque l'on effectue des paiements, il convient d'être méfiant quant aux informations qui y sont diffusées : la totale liberté de publier, c'est-à-dire sans aucun contrôle, cette permissivité sans contrainte peut jouer de mauvais tours. Vous l'avez sans doute constaté et peut-être même expérimenté vous-même.
Il nous est arrivé de recevoir à la rédaction des questions de collectionneurs concernant tel timbre ou telle lettre. Après quelques recherches, nous découvrions rapidement que le timbre ou la lettre objet de la question étaient proposés sur le Net, mais on ne nous l'avait pas dit. La réponse que nous allions donner était donc - pour la personne posant la question - une confirmation ou une validation d'un achat déjà réalisé ou en cours de réalisation. Généralement il s'agissait de sujets un peu pointus.
Mais il nous est aussi arrivé de recevoir de la part de collectionneurs pourtant chevronnés des demandes concernant de pseudo bonnes affaires dignes de débutants.
Internet et la fiabilité ne vont pas toujours de pair. Et rien ne vaut les informations publiées et données par les spécialistes et les professionnels compétents. Les rédacteurs et collaborateurs de Timbres magazine tentent chaque mois de vous apporter des informations fiables, de vous raconter des histoires méconnues ou insolites, de vous livrer des études parfois inédites, bref de vous distraire et de vous faire partager leurs connaissances en utilisant le meilleur de leurs compétences. S'ils ne le font pas avec toute la perfection, la rigueur, l'orthodoxie dont certains voudraient que la philatélie ne soit uniquement faite, ils le réalisent chaque mois avec passion et avec tout leur coeur. Moi, je leur en sais gré et j'espère que vous aussi. Prenez bien soin de vous.
Michel Melot, Rédacteur en Chef
Les ballons de la Commune de Paris
Bénéficiant du soutien de Nadar et de plusieurs aérostiers du siège de Paris la Commune nourrissait de grandes ambitions en matière de ballons mais les choses ne se passèrent pas comme prévu.
Alsace-Lorraine : Les cachets touristiques pendant la seconde guerre mondiale (Partie 1)
L'affrontement franco-allemand passe aussi par la propagande philatélique. Au temps de la seconde annexion, de 1940 à 1944, la Deutsche Reichspost met en service une quarantaine d'oblitérations touristiques promouvant insidieusement le caractère germanique de l'Alsace-Lorraine.
Thématique : Henri VIII et Elisabeth Ière
Barbe-bleue, le roi aux six femmes et sa fille Elisabeth, la reine célibataire qui refusa de se marier durant son règne long de 45 ans ont marqué durablement de leur empreinte le royaume d'Angleterre. Retour historique et philatélique sur plus d'un siècle de monarchie anglaise.
Brésil, timbres de recommandation : Méfiance !
Sous ce titre quelque peu alarmiste se "cache" en fait une présentation de deux timbres de recommandation émis au début des années 1990 au Brésil. Ce pays a traversé, entre 1988 et 1998, une terrible inflation. Pour ne parler que des tarifs postaux, l'administration du pays a dû procéder à pas moins de 70 changements. Elle a dû également composer avec trois changements de monnaies destinés à résister à ces variations importantes de valeur de la monnaie nationale.
Jacques Doriot : de la célébration de la Commune à celle de l'Allemagne nazie.
A Saint-Denis sur Seine furent utilisées deux flammes Krag honorant le « mouvement communaliste de 1871 ». Derrière elles se cache l'histoire de l'un des hommes politiques français les plus controversés de la première moitié du 20e siècle. Il traversa l'échiquier politique du bolchevisme au nazisme avant de trouver une mort brutale au service de l'Allemagne hitlérienne.
Technique. Des machines Chambon pour l'Indonésie
Nous poursuivons notre chronique des vignettes privées de l'imprimerie Chambon en direction de l'Asie du sud-est. Tout ce qui se passe en amont du timbre, en partant du choix et de l'acquisition des rotatives, mérite attention. Nous allons croiser les vignettes d'essais et émissions de timbre-poste avec les événements politiques des premières années d'indépendance de l'Indonésie pour éclairer les choix faits en matière d'équipements matériels.
Palestine : depuis 1994, elle communique avec ses timbres
Les territoires situés géographiquement en Palestine ont une histoire aussi millénaire que tragique. Au fil des siècles, ils n'ont fait que passer d'une occupation à une autre. Mais dans cet article, nous allons nous concentrer exclusivement sur une facette philatélique contemporaine : les timbres-poste émis par l'Autorité palestinienne depuis 1994.
Il y a 150 ans, la Commune de Paris prenait le pouvoir
Épisode tragique de notre Histoire, la Commune de Paris demeure toujours vivante dans la mémoire collective. Le 18 mars est une date particulière car ce jour-là, les événements se déroulaient à Montmartre ...
Saint-Pierre-et-Miquelon 1947 : une série puissante
Passée relativement inaperçue à sa sortie, la série courante utilisée à Saint-Pierre-et-Miquelon de 1948 à la fin des années 1950 bénéficie pourtant d'un graphisme puissant dû à un artiste aux réalisations originales.
Détails de la Petite poste
Il ne s'agit pas ici d'illustrer, même partiellement, un type de correspondance ou d'affranchissement, mais de présenter différents envois sans rapport entre eux mais présentant chacun quelques particularités de la Petite poste de Paris.
Répertoire des Daguin des bureaux français
Cette rubrique se propose de dresser la nomenclature des oblitérations Daguin utilisées en France.
XXVII. Le département de l'Eure
Répertoire des départements ayant utilisé des affranchissements de fortune suite à la défaite de 1940
On répertorie 42 départements. Chacun d'eux est suivi entre parenthèses du nombre de localités concernées. Partie V.
Les bavardages d'Aristote : Collectionner ce dont on a envie
parmi des vieux courriers adressés à la rédaction, on m'a confié celui-ci, adressé à mon prédécesseur, par un lecteur, George F., désireux de donner son avis sur les émissions dites abusives :
« Revenu en France après mon séjour au Tchad en 1969/70, j'ai revendu les timbres que j'avais achetés à la poste centrale de Fort-Lamy (qui prit le nom de N'Djamena en 1972).
Par la suite, en 1971, il y a eu 1'émission intitulée "les rois de France et la cour royale" avec l'accord du président François Tombalbaye. Cette émission était limitée à 60 valeurs, me semble-t-il Elle fut confiée à la Maison Balasse en Belgique et répertoriée chez Balasse et chez Thiaude durant quelques années avant arrêt et femmeture de cette maison. Les timbres existaient dentelés et non dentelés. Pour me distraire, et pour réviser un peu l'Histoire de France, j'ai pris un abonnement à ces timbres que je recevais régulièrement. Il s'agissait de la représentation de divers tableaux de peintres célèbres. Étant donné que la Maison Balasse prenait des libertés avec ces émissions, le président Tombalbaye fit cesser la parution de ces timbres. J'ai gardé ces timbres sans m'en occuper. Bien des années plus tard j'ai constaté que certains d'entre eux étaient vendus dans des présentations que je ne connaissais pas du tout. J'ai également constaté que certains tableaux étaient émis avec un personnage regardant à gauche et à droite. La valeur était émise en petit bloc de 4 timbres (deux paires en quinconce): Balasse ne se gênait plus. Et puis j'ai trouvé des timbres apparemment identiques mais dont les couleurs ne l'étaient pas tout à fait : c'était du travail bâclé. Mais vu les petits prix pratiqués, je me suis procuré les timbres et les blocs aux couleurs différentes. J'ai toujours ces timbres que je ressors de temps à autre pour une exposition sans compétition : ça meuble !Je pense que l'on peut collectionner des émissions abusives sous réserve qu'elles ne soient pas onéreuses et que l'on fasse savoir que ces émissions existent et que l'on éprouve une certaine sabsfaction à les posséder.»
Sachez, mon cher Georges, que je suis totalement en accord avec vous. Chacun est libre de collectionner ce qui lui plaît comme il lui plaît. J'ai également noté votre prudence vous incitant à ne montrer ces timbres que dans des expositions sans compétition ! Mieux vaut s'éviter les foudres des jurés qui vous auraient valu immédiate et irrémédiable excommunication dans les expositions compétitives !
J'ai déjà vu les timbres que vous évoquez et ils figurent aujourd'hui dans le catalogue Yvert & Tellier (n° 233A/M et PA I 1OA/AB). Non cotés, ils forment malgré tout un ensemble de fort belle facture. Et personnellement, je préfère cette version tchadienne plutôt que celle réalisée pour Ajman en 1972 (Michel,n° 1470/1503).
En leur temps, ces timbres furent considérés comme une émission « abusive » et critiqués comme tels. Mais que cet adjectif semble bien désuet aujourd'hui alors que nous devons faire face à tant d'émissions illégales, totalement fausses bien qu'ayant l'apparence de vraies, libellées aux noms de vrais pays, territoires ou régions mais sans une once de légitimité postale ! Mais encore une fois : libre à chacun de collectionner ce qui lui chante comme il l'entend. Personnellement j'avoue mes préférences pour ces émissions abusives plutôt que celles qui sont illégales, pour celles qui sont plus philatéliques que nécessairement postales plutôt que celles dont le seul objectif est de berner le collectionneur. C'est une simple question de choix.

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février   2021

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Numéro 230 - Février 2021
EDITORIAL : Soyons optimistes...
Quand retrouverons-nous le monde d'avant ? Aux dernières informations, cette perspective semble s'éloigner encore un peu plus. Je ne veux pas imaginer qu'elle soit inaccessible mais il ne semble pas que ce soit encore pour demain. Il va donc falloir se montrer patient, ajouter du temps au temps et rester optimiste.
Au moment où je rédige ces lignes, la FFAP, à la suite d'une réunion virtuelle organisée avec les différents intervenants de la philatélie (Philaposte, Adphile, La Poste) annonce que la Fête du Timbre initialement prévue en mars est reportée aux 25 et 26 septembre 2021. Vous l'aurez deviné : les incertitudes liées à la situation sanitaire du pays dans un proche avenir annihilent toutes les initiatives en vue de l'organisation d'une quelconque manifestation.
Dont acte, nous attendrons donc septembre pour voir les visuels prévus pour cette Fête du Timbre dont le thème était "les voitures anciennes et le cinéma". Verrons-nous effectivement la 2 CV Citroën bleue de Bourvil extraite du film "Le corniaud" et la Méhari (Citroën) dans le non moins célèbre film "Le gendarme de Saint-Tropez" ? On ne peut que le souhaiter avec la certitude d'un succès assuré tant l'immense popularité de ces deux oeuvres du cinéma comique français n'est plus à démontrer.
De l'optimisme, nous en avons bien besoin en ces temps difficiles. Le besoin d'évasion aussi et la philatélie est encore en cela un excellent dérivatif tant sa diversité est immense. Ce numéro en est encore l'exemple avec des articles extrêmement variés couvrant toutes les époques, traversant les continents, traitant de sujets techniques ou légers, apportant son lot d'informations méconnues ou mal connues.
Comme je vous l'avais laissé entendre le mois dernier, la version numérique de Timbres magazine a été mise en place au mois de décembre et il est désormais possible de s'y abonner via le site www.yvert.com. Vous avez désormais la possibilité de consulter une année complète soit les 11 derniers numéros de votre magazine. A chaque nouvelle édition, le numéro le plus ancien disparaîtra et sera remplacé par celui qui viendra de paraître. Pour être plus concret, si vous vous abonnez aujourd'hui, vous aurez accès à tous les numéros de Timbres magazine parus depuis celui de mars 2020 (no 220) jusqu'à celui que vous avez aujourd'hui entre les mains, c'est-à-dire le no 230 de février 2021. Vous bénéficierez des meilleures technologies en la matière (feuilletage, zoom, rapidité de chargement, etc.) et d'un confort de lecture particulièrement appréciable en raison du niveau et de la qualité de la définition tant pour les textes que pour les images.
Vous devrez cependant noter que les fiches du cahier central (nouveautés de France et Timbres premiers) ne sont pas disponibles avec cette version numérique. Actuellement nous travaillons sur leur amélioration et pensons être en mesure de vous proposer très prochainement ce qui sera devenu un produit de qualité très sensiblement rénové.
Comme vous le constatez, COVID ou pas, nous continuons dans la voie que nous avons choisie, celle dans laquelle nous nous sommes engagés en vue de continuer d'enrichir et d'améliorer votre magazine. J'espère que vous prendrez plaisir à lire ce numéro et je vous en souhaite une bonne lecture.
Michel Melot, Rédacteur en Chef
1913 : Brindejonc des Moulinais réussit le premier circuit aérien des capitales d'Europe
Il se rendit célèbre dans le monde entier après son tour des capitales d'Europe en 1913. Mort pour la France dans le ciel de Verdun en 1916, le nom de ce jeune aviateur plein d'avenir allait tomber dans l'oubli.
Charlie Chaplin et le Kid : 100 ans de rires et de larmes
« Si seuls quelques films devaient rester, il faudrait que ce soient de Chaplin ». Cette citation d'Henri Langlois, le père de la Cinémathèque Française, montre combien Charles Chaplin, auteur complet de ses films, fut un génie du cinéma, où il a constamment mêlé émotion et humour.
Lorsque le 20c bleu non dentelé se met au vert
Archi collectionné pour cette tranche de notre Histoire - le second Empire - qu'il a traversée, pour ses oblitérations, ses nuances, ses variétés, le no 14 n'en finit pas de passionner des générations de collectionneurs depuis plus de 175 ans. Preuve nous en est encore offerte avec une nouvelle découverte.
La poste aérienne à Curaçao (3ème partie)
L'histoire des timbres pour la poste aérienne de la colonie néerlandaise s'entremêle avec celle des premières traversées aériennes du Vingtième siècle dans les Amériques : Nord-Sud, entre l'Amérique Latine et les États-Unis, où Curaçao occupe une position médiane stratégique, et Est-Ouest, avec les traversées transatlantiques vers la métropole néerlandaise.
Surcharge grise au lieu de noire
50 ans après, l'auteur revient sur une variété sur laquelle il n'avait pas prêté plus d'attention et d'intérêt que cela. Retour sur une des toutes premières émissions de Palestine réalisée au milieu de l'année 1918.
Estienne au Mexique
Nous donnons régulièrement la description et l'usage de vignettes d'essais produites par l'Atelier du timbre pour ses expérimentations. Parmi celles-ci, nous avons amplement parlé de la vignette à l'effigie d'Henri Estienne, célèbre imprimeur du XVIème siècle, imprimée en taille-douce sous plusieurs formes et utilisée dans de multiples circonstances. Mais les collectionneurs s'interrogent souvent sur une autre présentation de cette vignette en typographie. Elle fait partie d'un certain nombre de vignettes utilisées par l'industrie privée, en particulier l'imprimerie Chambon, pour démontrer les avantages d'un procédé ou la possibilité d'un matériel destiné à la commercialisation. Pour la circonstance, nous allons prendre la direction du Mexique avec des essais d'entiers postaux.
Suisse : les timbres surchargés
Les timbres portant des surcharges sont très connus auprès des collectionneurs, et on en connaît beaucoup émis par de nombreux pays. Les raisons de ces surcharges sont très diverses, et la Suisse, pays connu pour le sérieux de ses émissions de timbres-poste, ne fait pas exception : elle aussi a émis officiellement des timbres-poste revêtus d'une surcharge. Petit tour d'horizon illustré.
Rivière bretonne, oui mais laquelle ?
S'il n'est pas plus recherché que cela, le 2 francs "Rivière bretonne" n'en est pas moins emblématique de cette période semi-moderne pour laquelle les collectionneurs éprouvent souvent une certaine nostalgie pour ne pas dire de l'affection. Retour sur ce timbre dont l'origine reste encore aujourd'hui un mystère.
Pendant la guerre de Vendée
Cette lettre d'apparence modeste, est datée "A Bressuire le 6 floréal l'an 3 (samedi 25 avril 1795) de la république française" et adressée en port-du à 13 sous (entre 80 et 100 lieues) "Au citoyen Emilien Bertrand, demeurant a Chéchy (?), commune de Viry (?) district de Charolles (Saône-et-Loire), département de Saône-et-Loire, à Charolles". On a peine à y découvrir la faible frappe en rouge de «75 / PARTHENAY», en Saône-et-Loire. S'arrêter là serait un pur gâchis !
Le Nicaragua de Colomb à Somoza
Il aurait pu être traversé par un canal reliant les deux océans. S'il n'en fut rien, c'est grâce à ses timbres montrant ses volcans ... Voici l'histoire de ce pays qui n'a pas échappé aux révolutions.
Répertoire des départements ayant utilisé des affranchissements de fortune suite à la défaite de 1940
On répertorie 42 départements. Chacun d'eux est suivi entre parenthèses du nombre de localités concernées.
Les cartes postales anciennes sur les routes de l'aventure
De tous temps il a existé des aventuriers en quête de découvertes, d'exploits, de territoires inconnus à explorer, etc., etc. A la charnière des XIXe et XXe siècles, certains d'entre eux ont imaginé financer leurs expéditions à l'aide de cartes postales ...
Répertoire des Daguin des bureaux français
Cette rubrique se propose de dresser la nomenclature des oblitérations Daguin utilisées en France.
XXVI. Le département de la Drôme
Sous l'oeil de l'expert
Quelles techniques emploie-t-on pour authentifier un timbre et comment réussit-on à déjouer les pièges tendus par les faussaires ? Cette rubrique pousse pour vous les portes de la maison Calves et lève un coin du voile sur le métier d'expert en timbres-poste de collection.
Les fausses surcharges de Tahiti de 1893
Les bavardages d'Aristote : Le timbre augmente, la lettre subsiste
"La perte des échanges épistolaires ne serait donc pas inexorable, à condition toutefois, qu'elle ne menace pas trop le porte-monnaie."
J'ai relevé cette phrase dans un article du Figaro en date du Ier janvier relatif à l'augmentation des tarifs postaux ce même jour. Son auteur s'inquiétait de ce que cette hausse pourrait donner le « coup de grâce » aux lettres manuscrites qui ne représentent plus que 3 % du flux postal, supportant difficilement la concurrence des applications de messagerie instantanée dont sont équipés tous les ordinateurs et smartphones aujourd'hui.
Le timbre emblématique de la lettre verte encore à 0,97 euro l'année dernière et passant désormais à 1,08 euro franchit donc la barre symbolique de l'Euro et se verrait donc transformé - pour 11 centimes - en fossoyeur de la lettre écrite !
Sans vouloir être trop critique envers La Poste qui n'a trouvé que ce moyen - elle n'a guère d'autres choix - pour compenser la totalité ou une partie des pertes qu'elle subit sur ce seul poste des envois domestiques, force est de constater qu'envoyer une lettre aujourd'hui coûte désormais bien plus qu'une baguette de pain soit 0,87 euro. La comparaison est disproportionnée, me direz-vous et vous avez raison. Si l'on s'avisait de demander au public de faire un choix entre le timbre et la baguette, il n'est pas difficile de deviner qui serait le gagnant.
Il y a 40 ans, en 1980, la question ne se posait pas de la même façon : la baguette coûtait 1,67 F et le timbre vert était à 1,20. Le timbre rouge, lui, valait 1,60 F.
Mais tout cela n'est pas nouveau. A certaines périodes de notre Histoire, le prix du timbre de la lettre a flambé dans le porte-monnaie des usagers : de 15 à 25 c. en septembre 1871 pour aider au remboursement de la dette contractée vis-à-vis de la Prusse, de 30 à 50 c en 1926, de 10 à 15 F en 1949, etc., etc. Et puis d'autres ont été plus sévèrement touchés que nous comme les Allemands en 1923 dans cette période d'hyperinflation où le timbre se voyait affublé de faciales à 9 chiffres !
Bien sûr qu'au fil des décennies le courrier domestique a considérablement diminué en volume et il ne pouvait pas en être autrement. Aujourd'hui, tant de choses se font et se règlent par internet: les commandes, les échanges avec les administrations et autres organismes qui participent de notre vie courante, etc. Mais fort heureusement pour bon nombre d'entre nous, écrire une lettre - comme en recevoir une demeure un grand plaisir et le prix du timbre n'a que peu d'importance. Proportionnellement, le tarif du courrier des entreprises a moins augmenté que celui du courrier domestique. Les volumes ne sont évidemment pas les mêmes. Mais ce n'est pas pour autant que cela influe sur la consommation de timbres. Car qui dit moins de lettres dit également moins de timbres. Les collectionneurs que nous sommes le savent bien et les chiffres de tirage dont bénéficient nos vignettes actuelles sont suffisamment éloquents. Ils sont même ridicules et n'ont rien à voir avec les 195 millions d'exemplaires du 12 F « Quimper » (1954), les 244 millions d'exemplaires du 15 F « le Quesnoy » (1957) ou encore les 82 millions du 0,30 « Château d'Amboise » (1963).
Mais cela remonte à d'autres époques celles où le « beau » timbre exerçait encore une certaine attractivité auprès du grand public.Aujourd'hui, La Poste tente de recréer cette atmosphère en mettant à la disposition de ce public de jolis carnets de timbres de grand format que l'on peut trouver facilement chez les buralistes. Gageons qu'elle le fasse encore longtemps pour que ce même public ait envie et continue d'agrémenter ses échanges épistolaires avec ces petits morceaux de papier qui montrent, racontent, expliquent et vantent les charmes de notre beau pays.

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janvier   2021

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Numéro 229 - Janvier 2021
EDITORIAL : Et que 2021 nous fasse bien vite oublier 2020...
Je pense que nous serons tous unanimes sur ce vœu pieux tant l'année qui vient de s'achever aura été difficile à vivre avec son lot de contraintes certes mais surtout avec ce cortège de deuils causés par ces disparitions liées au Covid-19. Nous sommes des philatélistes, des collectionneurs mais aussi des hommes et des femmes qui ont des familles, et certains d'entre nous ont été durement impactés par ce fléau. Je leur adresse ici toute ma sympathie et leur souhaite des jours meilleurs.
Au moment où j'écris ces lignes, nul ne sait encore ce que sera demain. L'espoir passe vraisemblablement par ces vaccins qui pourraient nous rendre notre monde d'avant. Je le souhaite de tout coeur car si notre passion, notre hobby, notre passe-temps favori a su s'adapter aux circonstances du moment - je pense notamment aux expositions virtuelles, aux échanges via Internet, aux achats et ventes sur cette toile dont j'ai déjà souligné les mérites - rien ne remplace les contacts humains dont nous avons été si souvent privés cette année.
Outre cette pandémie venue d'Extrême-Orient qui caractérisera à jamais cette dernière année, 2020 a failli voir également la disparition de votre magazine. Mais cette catastrophe a été évitée grâce au PDG du Groupe Yvert et Tellier, Benoît Gervais. Il faut l'en remercier car c'est à lui que vous devez de lire ces lignes aujourd'hui.
Timbres magazine s'est donc engagé dans une nouvelle aventure et ce premier numéro de l'année 2021 est déjà le sixième que nous réalisons avec cette nouvelle dynamique. Comme je l'ai déjà écrit ici, vos retours sympathiques et chaleureux, vos messages de remerciements et d'encouragements nous vont droit au coeur et nous poussent à donner le meilleur de nous-mêmes pour vous donner chaque mois le plaisir de nous lire. Soyez-en encore remerciés.
Nous allons continuer à aller de l'avant. Des numéros spéciaux émailleront les onze livraisons de l'année 2021. Celle de mars notamment sera dédiée à la "Commune de Paris", un épisode tragique de notre Histoire et mal connu sur le plan postal.
Des numéros hors-séries sont également prévus. Je n'ignore pas que nombre d'entre vous attendent la suite des Atlas de la Philatélie pour lesquels je suis très impliqué au niveau rédactionnel. Ces ouvrages nécessitent beaucoup de recherches. Le prochain est bien avancé mais mes récentes activités de rédacteur en chef ne m'ont pas toujours permis d'y consacrer le temps nécessaire. Je vous demande donc un peu de patience.
Certains d'entre vous nous ont également interrogé sur la possibilité de disposer d'une version numérique de Timbres magazine. Nous y travaillons et cette nouvelle opportunité pourrait se voir concrétisée dès cette année sous forme d'abonnement. Nous en reparlerons le moment venu.
Pouvoir mener à bien tous ces projets serait une très grande satisfaction. Et nous espérons bien que cette nouvelle année 2021 nous le permettra.
En attendant, toute l'équipe de Timbres magazine se joint à moi pour vous souhaiter de très heureuses fêtes et vous adresse ses meilleurs voeux pour l'année 2021.
Michel Melot, Rédacteur en Chef

Rétrosective des émissions 2021
Avec un budget de plus de 500 euros, le millésime 2020 est en hausse par rapport à l'année précédente (470 euros). En augmentation également la somme qu'il aura fallu débourser pour obtenir les souvenirs philatéliques et autres produits spéciaux: plus de 340 euros contre 295 euros en 2019. Célébration du cinquantenaire de l'Imprimerie oblige ! En baisse, le coût des collectors dont la facture cette année est divisée par trois par rapport à l'année dernière avec moins de 100 euros. C'est le cas également des timbres autocollants dits d'Entreprise avec près de 90 euros.
Les îles sous mandat japonais du Pacifique sud et Sakhaline : du tourisme à la guerre
Dès la fin du XIXe siècle, le Japon adopte les méthodes et les modes venues d'Occident. Pendant les quatre premières décennies du XXe siècle, les Japonais prennent goût au tourisme, d'abord dans l'archipel, puis à la découverte de leur nouvel empire colonial. Les Îles de Micronésie (Nanyo) et la partie méridionale de Sakhaline (Karafuto) en sont les territoires les plus extrêmes. Ils développent aussi une passion pour la philatélie et la cartophilie ...
Carnets : Une collection d'exception
Les carnets, très en vogue depuis plusieurs années, présentent de multiples facettes pour la plus grande satisfaction des collectionneurs et spécialistes en tous genres. Le revers de la médaille est que ce qui est prisé est parfois difficile à trouver car l'offre est bien souvent inférieure à la demande. Que dire lorsqu'une collection d'exception de réputation mondiale, contenant une sélection de pièces rares et d'une grande qualité réunies de façon exhaustive, est présentée à la vente dans son ensemble avec des lots à des prix abordables estimés à quelques centaines d'euros pour ... presque toutes les bourses jusqu'à de nombreuses pièces majeures ? Nous avons eu le privilège de découvrir cette collection digne d'intérêt et c'est avec fierté que nous éprouvons un plaisir rare dans la vie d'un collectionneur. Aussi souhaitons-nous le partager avec nos lecteurs.
La Croatie : du Moyen-Âge à la Grande Guerre
Ce pays, d'où sont originaires les cravates, a vécu une histoire plus que tourmentée au fil des âges. Il lui faudra de nombreuses années avant de s'émanciper des puissances voisines notamment la Hongrie.
Internet @ philatélie : une thématique du XXe siècle
Depuis 1980, l'informatique s'est installée partout. Elle est devenue un outil de travail indispensable, chez soi comme dans son travail. Quatorze ans plus tard, en 1994, apparaît ce que d'aucuns appellent une « nouvelle révolution technologique »: internet. Il s'impose très vite, au point qu'aujourd'hui, nous aurions bien de la peine à nous en passer! Dans la philatélie, il est désormais partout. Voilà une riche thématique pour les collectionneurs de tout âge !
Il y a 50 ans, l'envol du ballon Phoebus
La Poste décida en 1971 de célébrer dignement le centenaire des ballons montés du Siège de Paris par un envol le 28 janvier. Cent ans jour pour jour après le départ du dernier ballon du Siège, le Général Cambronne. Lors de la mise en vente Premier Jour à l'Hôtel de Ville de Paris du timbre 0,95 F Centenaire de la poste par ballons montés le 16 janvier, une boîte à lettres spéciale reçoit les cartes lettres prévues pour ce vol. Elles étaient vendues déjà affranchies au prix de 5 F. Les philatélistes avaient droit à 5 plis par personne.
Sean Connery, un Bond de géant !
L'acteur britannique Sean Connery a quitté la scène le 31 octobre à l'âge de 90 ans. Marié à une française, il restera pour beaucoup le meilleur interprète de James Bond ; mais ce rôle a tendance à éclipser l'éclectisme de sa carrière, de la comédie au western, du film policier à la science-fiction. Avec une constante, jusqu'aux années 80, réminiscence du personnage de l'espion : cynisme et machisme teintés d'humour.
90c Le Puy en Velay : un timbre imprimé en taille douce pour remplacer un timbre au type Paix
Successeur des "Pont du Gard", "Port de La Rochelle" et autre "Cathédrale de Reims*, ce timbre s'inscrit dans la longue lignée des grands formats touristiques dont l'émission perdure encore aujourd'hui. Voici l'histoire de ce grand format à petite faciale.
Nom d'une pipe !
La guerre au tabac a porté un coup fatal à la pipe, mais la collection des cartes postales sur le sujet se nourrit d'une histoire hors du commun. "This is not a pipe", en affirmant, contre toute évidence, que l'objet représenté sur son tableau n'est pas une pipe, l'artiste surréaliste René Magritte nous invite à nous méfier des apparences ; peut-être nous suggère-t-il autre chose ? Quoiqu'il en soit, la reproduction de sa toile est une heureuse contribution à un thème de collection cartophile réjouissant mais complexe.
Affranchissements peu attirants
A l'époque qui nous occupe (1/1/1849 au 1/5/1878) les français adressaient la plupart de leurs lettres territoriales, affranchies avec un seul timbre noir, bleu ou bistre. A défaut de marques postales rares elles sont peu attirantes, donc faciles à trouver et guère onéreuses. Voici des exemples selon les différents tarifs.
Rétertoire des Daguin des bureaux français : XXV. Le département du Doubs
Extrait de l'Atlas des départements français de 1921 pour connaître les Chefs-lieux du département du Doubs, numéro 25 de nos départements. En 1926 Baume les Dames ne sera plus sous-préfecture. Ce département fait partie des 3 « gros utilisateurs » de flammes muettes à partir de 1951, 12 bureaux sont connus pour ce département les ayant utilisées.
Répertoire des départements ayant utilisé des affranchissements de fortune suite à la défaite de 1940
On répertorie 42 départements.
Les bavardages d'Aristote : I have a dream ("j'ai fait un rêve")
« À 71 ans,j'ai réalisé qu'un de mes vieux rêves avait peu de chance d'aboutir : je parle de la réhabilitation des entiers postaux qui passe par un recensement, une classification en français de ces entiers postaux du monde dans un ou des catalogues philatéliques français. J'ai pourtant constaté une amélioration constante dans les différentes publications proposées sur le marché et j'en félicite les auteurs et les éditeurs ...
Mais enfin, l'entier postal (regroupant support, tarif et marque postale) représente la quintessence de la philatélie, je ne comprends pas ! Pour la France et les colonies, pas de problème. Pour l'Europe, Michel fait paraître régulièrement un catalogue en allemand (mais ayant une phobie des langues, je n'arrive à rien) mais pour les autres pays ? Comment s'organise-t-on pour classer des entiers de San Salvador, du Népal ou du Kenya ? Alors qu'il existe une vingtaine de catalogues pour recenser les timbres, comment opérer pour les entiers ? Je connais déjà la réponse des éditeurs du monde entier ... "Nous n'avons pas les spécialistes pour "... C'est sûr que si on ne les cherche pas, si on ne prend pas contact avec le spécialiste étranger, si on n'échange pas avec d'autres éditeurs ... Je n'attaque pas Yvert et Tellier, c'est notre éditeur et il a prouvé son sérieux, mais qui d'autre pourrait entreprendre cette oeuvre ?
Voilà, je dis ce que j'ai sur le coeur car je vis par et pour la philatélie et je trouve qu'il y a un manque. Mais n'est-il pas trop tard ? »
Ces quelques lignes sont extraites d'un courriel qui a nous a été adressé par un de nos lecteurs, Gérard Vergnolles. Il a le mérite de mettre en évidence une des difficultés auxquelles se voit confrontée l'édition philatélique aujourd'hui. Car personne ne conteste l'intérêt des entiers postaux et il est bien certain que ce serait magnifique d'avoir à disposition un catalogue (en français) des entiers postaux émis dans le monde depuis les origines, mais est-ce réalisable ? D'autres s'y sont déjà essayés et je parle ici du célèbre catalogue américain Higgins et Gage, édité entre 1964 et 1986 sous forme de feuilles perforées classées dans 19 volumes. Il sert encore de référence aujourd'hui. Je peux encore mentionner un ouvrage plus ancien, le catalogue allemand Ascher qui, sur 400 pages, recense également tous les entiers jusque dans les années 1930. Une actualisation des cotes a même été réalisée en 1988.
Mais aujourd'hui, la réalisation d'un tel ouvrage représente des milliers de pages à rédiger, des milliers d'illustrations à retrouver et à scanner compte tenu du nombre d'entiers postaux qui ont été émis dans le monde jusqu'en cette fin d'année 2020. Et à cela s'ajoute encore le temps nécessaire pour réaliser un tel travail.
Et puis il faut parler de son prix. On trouve encore sur Internet des volumes du Higgins et Gage à partir de 19 euros mais certains dépassent les 35 euros (sans compter les frais d'expédition). On peut également trouver ce catalogue vendu par pays. Un exemple : pour les 6 pages du Guatemala il faut compter 7,99 euros !
Et il faut également être réaliste: combien de collectionneurs (francophones ou étrangers) pourraient s'offrir le luxe d'acheter l'ensemble d'une telle édition dont le coût serait très vraisemblablement un montant à 4 chiffres ? Existe-t-il encore des philatélistes collectionnant les entiers du monde entier ? Peut-être faudrait-il alors fractionner ce catalogue par pays ou par régions tout en sachant que certains territoires se vendraient moins bien que d'autres ! N'importe quel éditeur vous dira qu'un tel projet n'est pas viable et encore moins rentable.
La solution, cher Monsieur Vergnolles, c'est d'adhérer à des associations regroupant des collectionneurs d'entiers postaux (en France, il existe l'ACEP) ou regroupant des philatélistes spécialisés sur certains pays. Et pour cela, Internet vous sera d'un grand secours car beaucoup d'entre elles proposent des sites fort bien faits.Vous nous rétorquerez qu'il y a la barrière linguistique ... Je vous répondrai qu'il existe des applications qui permettent la traduction de textes dans la langue de votre choix.Tou: cela n'existait pas dans les années 1980 mais aujourd'hui, ce n'est plus un rêve et personne n'osait l'imaginer. Mais c'est bien réel.

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la presse philatélique française



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Toussaint COPPOLANI
Toussaint COPPOLANI

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