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La Gazette des Absents (numéro 14)


N 14, Mercredi 7 Décembre 1870

PARAIT
Les Mercredi et Samedi
A 10 h. du matin
D. JOUAUST, REDACTEUR
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LETTRE-JOURNAL
DE PARIS
Gazette des Absents

Prix : 15 centimes.
EN VENTE A PARIS
Rue Saint-Honoré, 338
et au bureau du Figaro
RUE ROSSINI, 3
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AVIS.-- Nous publions, les lundi et jeudi, un SUPPLEMENT contenant les rapports militaires, accompagnés, s'il y a lieu de quelques nouvelles. Notre gazette se trouve ainsi renouvelée deux fois de plus, et cette combinaison équivaut à une périodicité de 4 numéros par semaine. - Le supplément est mis en vente dans nos deux bureaux, à midi au prix de 5 c. Il pèse moins de 1 gramme, et peut être inséré dans la Lettre-Journal sans que le poids réglementaire soit dépassé.

NOTA. Le bruit a couru ces jours-ci qu'il ne partait plus de Ballons-Poste, et beaucoup de personnes nous ont questionné à ce sujet, nous témoignant la crainte que leurs lettres ne fussent pas expédiées. Nous ne pouvons mieux les rassurer qu'en leur disant que, dans la nuit de dimanche à lundi, nous avons assisté en personne, à 1 h. du matin, à l'ascension d'un ballon de M. Godard, le Franklin, qui emportait toutes les lettres mises à la poste jusqu'au dimanche soir. Le mystère dont on est obligé d'environner le départ des ballons, joint à la circonstance que des vents défavorables les ont quelquefois fait retarder, est sans doute la cause qui a donné à penser que ces départs étaient suspendus. Il souffre actuellement un vent de nord, nord-est, qui entraîne nos ballons-poste dans la direction de Tours et du Mans, ce qui va probablement motiver des départs plus fréquents. Quatre nouveaux aérostats sont tout prêts et n'attendent plus que des ordres ; ce sont : le Denis Papin, le National, le Parmentier et l'Union-des-peuples.

SAMEDI 3 Décembre 1870. -- RAPPORTS MILITAIRES (résumés¹) : 2 décembre, 3 h. 10. Dès le matin, l'armée du général Ducrot a été attaquée. Notre défense s'étendait du plateau d'Avron au fort de Charenton. L'ennemi a dû se replier. 33 bataillons de la garde nationale se trouvaient sur le champ de bataille. Nos positions du sud, sous les ordres du général Vinoy, ont appuyé le combat par une heureuse diversion. - 1 h. 45. Plateau entre Champigny et Villiers. Attaqués ce matin par des forces énormes, nous avons soutenu victorieusement un combat de 7 heures. L'ennemi est encore une fois en déroute. «C'est au général Ducrot, écrit le gouverneur, qu'appartient l'honneur des deux journées». - De Nogent, 5 h. 30 soir. Cette deuxième grande bataille est plus décisive que la première. Avec des troupes fatiguées de l'avant-veille, nous avons brillament soutenu le choc de troupes fraîches. Nous avons combattu heures pour conserver nos positions, et 5 heures pour enlever celles de l'ennemi, où nous couchons. C'est une dure et belle journée.

Adresse des membres du Gouvernement au général Trochu pour le féliciter de sa glorieuse conduite. Ils regrettent de na pas avoir été à ses côtés pour l'acclamer sur le champ de bataille, et le chargent d'exprimer leur admiration à toute l'armée.


¹. Les rapports militaires, étant maintenant très nombreux, occuperaient tout notre numéro si nous les reproduisions en entier. Aussi en ferons-nous à l'avenir des résumés, ce qui nous permettra de donner en plus grand nombre ces petites nouvelles qui font participer plus intimement la province à notre vies parisienne. - Les rapports militaires se trouveront, du reste au complet dans les suppléments que nous publions le lundi et le jeudi.

  INFORMATIONS ET FAITS DIVERS. - La Prusse et le Droit des gens. On sait que les Prussiens élèvent la singulière prétention de ne considérer comme ayant le droit de résister que les gens revêtus d'uniformes. A ce sujet, le Journal officiel publie une note dans laquelle il fait remarquer que la Prusse, à une époque où la fortune l'accablait, raisonnait tout autrement. Ses armées régulières étant détruites, elle appela la nation entière à la guerre des partisans, et c'est sans uniforme, et armé de tout instrument propre à l'attaque, que s'organisa le Landsturm de 1813. Aujourd'hui que les rôles sont renversés, la Prusse tient un tout autre langage. A l'Europe d'apprécier la bonne foi de ce peuple soi-disant civilisateur. - La Prusse et la Convention de Genève. Hier 2 décembre, sur le plateau de Champigny, une escouade des ambulances de la presse s'est dirigée vers les lignes prussiennes pour relever des blessés : elle portait, comme d'habitude, le drapeau de Genève, très visible pour l'ennemi. Après avoir fait faire par le clairon les quatre appels d'usage, elle a obtenu pour toute réponse une vive fusillade. Le fait est attesté par l'aumônier Bauer, protonotaire apostolique, et par treize autres personnes des plus recommandables qui l'accompagnaient. Déféré également au tribunal de l'opinion publique européenne.

- Un mot de Louis Blanc. Cest à propos des Prussiens. «Ils me font l'effet, aurait-il dit de Mohicans qui sortiraient de l'école polytechnique.»

- Nos Généraux. C'est au général Ducrot que revient, d'après le rapport du Gouverneur, l'honneur de nos deux glorieuses journées. Modeste autant que valeureux, le général Trochu, en disant, dans l'une de ses dépêches : «la gauche, après avoir faibli a tenu ferme», n'a pas cru devoir ajouter que c'était lui qui, en s'élançant sur l'ennemi à la tête de son état-major, avait ramené au feu les troupes un moment ébranlées par la mitraille.

DIMANCHE, 4 décembre. - RAPPORT MILITAIRE : 3 décembre, soir. Aucun incident remarquable. Quelques escarmouches d'avant-postes. les Prussiens ont fait hier des pertes considérables. On parle de régiments entiers écrasés. Environ 400 prisonniers prussiens, dont un groupe d'officiers ont été amenés aujourd'hui dans Paris. - Le général Ducrot a repassé la Marne pour bivaquer à Vincennes.

Décret ouvrant à la ville de Paris un crédit de 500,000 fr. pour l'établissement de nouveaux fourneaux économiques.

Appel de la Mairie de Paris aux habitants pour qu'ils ouvrent leurs maisons aux blessés dont l'état n'exige pas l'intervention constante des chirurgiens.

INFORMATIONS ET FAITS DIVERS. - Nos Pertes. Nos deux glorieuses journées nous auront coûté cher. Les officiers supérieurs ont donné comme de simples soldats, et nombre d'entre eux ont été atteints. Le général Renault a été amputé hier. Son état n'est pas alarmant. Les généraux Paturel et Boissonnet, et le colonel Villiers, commandant en second de l'artillerie,


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Un grand merci à Philippe ROBY (Philatélie72) collectionneur passionné pour nous avoir transmis ces documents.


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Toussaint COPPOLANI
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