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La Gazette des Absents (numéro 9)


N 9, Samedi 19 Novembre 1870

PARAIT
Les Mercredi et Samedi
A 10 H. DU MATIN
D. JOUAUST, REDACTEUR
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LETTRE-JOURNAL
DE PARIS
Gazette des Absents

Prix : 15 centimes.
EN VENTE A PARIS
Rue Saint-Honoré, 338
et au bureau du Figaro
RUE ROSSINI, 3
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MERCREDI, 16 novembre 1870. -- RAPPORT MILITAIRE : Une reconnaissance, conduite hier avec habileté par le commandant Poulizac, du 1er régiment des éclaireurs, a chassé l'ennemi de ses avancées du côté de Drancy. Le capitaine de Kergalec a chargé avec M. De Versinville, à la tête des éclireurs à cheval, et a fait plusieurs prisonniers. Le Mont Valérien a tiré pendant une partie de la nuit sur Saint-Cloud, Montretout et Rueil.

ACTES OFFICIELS. - Décret acceptant la démission de M. Etienne Arago, maire de Paris, et nommant à sa place M. Jules Ferry en qualité de délégué à la mairie centrale. M. Arago ayant pensé lui-même que la mairie centrale n'était plus compatible avec la situation nouvelle, c'est avec un regret extrême que le Gouvernement a dû se séparer de lui.

INFORMATIONS ET FAITS DIVERS. - Les Munitions. Il existe ne ce moment à Paris cinq grands ateliers où l'on fabrique des cartouches ; ils occupent environ six mille femmes, travaillant activement sous la direction des artificiers de l'artillerie. On estime à huit cent mille cartouches la production quotidienen de ces cinq ateliers. - Les Canons. L'industrie privée et les ateliers du Gouvernement rivalisent d'activité pour la fabrication des canons. La maison Cail, qui travaille pour le Ministère des travaux publics, a toujours en construction 50 à 60 canons et environ 70 mitrailleuses. Elle va, avant la fin de la semaine, pouvoir livrer à 10 canons par jour. - Les Indigents. On se s'est jamais tant occupé qu'aujourd'hui des classes nécessiteuses. M. Carnot, maire du 8e arrondissement, à qui ses administrés doivent déjà l'initiative des plus heureuses améliorations, vient de faire en sorte que toutes les famille indigentes de sa circonscription fussent complètement à l'abri du besoin. Aussi a-t-il pu dire, en annonçant les mesures qu'il avait prises à cet effet : «Désormais, la mendicité n'a plus aucune raison d'être.» Paroles qui, nous l'espérons, pourront bientôt être affichées partout sur le territoire français. - L'Alimentation. La réquisition des bêtes à cornes enfermées dans Paris a donné des résultats inattendus. Plus de trois mille bestiaux ont déjà été déclarés ; ce qui se traduit par dix jours de plus de viande fraîche à ajouter à ce qui nous reste encore aujourd'hui.

JEUDI, 17 novembre. - RAPPORT MILITAIRE : 15 novembre, mtin. L'ennemi s'est montré de nouveau dans Champigny ; débusqué par le feu des mitrailleuses, il s'est réfugié dans les tranchées, au milieu desquelles des obus du fort de Nogent sont venu tomber, et l'ont obligé à battre en retraite. Les canons de la Faisanderie ont dispersé un détachement d'une cinquantaine de Prussiens réunis derrière la barricade de Champigny. Un obus tiré sur la maison Cazenave, au-dessous et à droite de Chennevières, et désignée sous le nom de Pension des officiers prussiens est allé tomber au milieu de la cour entre deux ailes de bâtimpent, au moment où un certain nombre de ces officiers s'y trouvaient réunis, et y a occasionné
  un grand désordre. Aussitôt après on a remarqué un mouvement de va-et-vient dans les cours. Des hommes ont paru occupés à relever des morts et des blessé. Le fort de Charenton a canonné les positions de Choisy.

ACTES OFFICIELS. - Décrets : supprimant le titre et les fonctions de premier avocat général dans les Cours d'appel ; - nommant M. Etienne Arago commissaire général des monnaies, en remplacement de M. Pierre Clément, décédé.

INFORMATIONS ET FAITS DIVERS. - Les Journaux anglais. Il nous est arrivé d'Angleterre, depuis quelques jours, nombre de journaux nous donnant, sur le sort de nos armes en province, des nouvelles parfois défavorables. Mais la facilité avec laquelle ils ont traversé les lignes ennemies nous met en garde contre les dépeches qu'ils contiennent, et dont la plupart sont de provenance prussienne. Un bruit a surtout préoccupé ici l'opinion publique : c'est celui qui est relatif au maréchal Bazaine, qu'on accuserit d'avir capitulé avant que ses ressources fussent épuisées. De vagues soupçons s'étaient déjà élevés sur cette capitulation, et les renseignements des journaux anglais viennent leur donner une consistance. Le Journal officiel de ce matin, sans démentir ce bruit, déclare n'avoir aucun renseignement qui puisse le confirmer. Peu importent, du reste, pour la suite de la guerre, les conditions dans lesquelels Bazaine a capitulé. S'il devient certain que la reddition de Metz soit soeur de celle de Sedan, ce sera une douleur de plus à ajouter à celles qui ont, depuis quelque temps, déchiré le coeur de la nation ; mais nous n'en devrons montrer que plus d'énergie et de courage pour laver, aux yeux de l'Europe, une honte dont notre qualité de Français nous rend en partie solidaires. - Les Bruits de province. les mêmes journaux nous présentent aussi certaines villes de province comme étant en état d'insurrection. Le journal du Gouvernement croit pouvoir nous rassurer à ce sujet : ces feuilles auraient pris pour des actes émanant d'un nouveau pouvoir établi ce qui n'étaient que des décisions votées dans des clubs révolutionnaires. D'après la note d'où nous tirons ce renseignement, le Gouvernement regarderait encore comme possible que l'Europe nous donnât les moyens de convoquer une assemblée dans des conditions qui assurassent la liberté de l'élection et l'autorité des élus. Mais, quoi qu'il arrive, la France sortira de la lutte avec tout son territoire et tout son honneur. - La Taxe des absents. De nombreuses réclamations s'étaient élevées contre cette taxe, que beaucoup de personnes considéraient comme une amende infligée aux fuyards ; mais une taxe pénal est une monstruosité que le Gouvernement n'aurait jamais consenti à faire figurer dans ses actes. Il ne s'agit ici, purement et simplement, que d'une taxe de compensation basée sur le chiffre des loyers. Tous ceux qui, ayant joui et voulant jouir encore des avantages de Paris, se sont trouvés, par le fait de leur absence, dispensés des charges du siège, sont soumis à cette taxe, et, à ce point de vue, il n'y


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Un grand merci à Philippe ROBY (Philatélie72) collectionneur passionné pour nous avoir transmis ces documents.


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Toussaint COPPOLANI
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