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Timbres Magazine
février   2023

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Numéro 252 - Février 2023
ÉDITORIAL : Collection ou spéculation ?
Le 3 novembre dernier, au Salon Philatélique d'Automne, les responsables de la philatélie à La Poste étaient fiers d'annoncer la prochaine émission d'un bloc-feuillet NFT. L'abréviation anglo-saxonne "NFT" Non-Fungible Token peut se traduire par « Jeton non interchangeable". Autrement dit, c'est un peu à l'image d'une oeuvre d'art : elle n'est pas interchangeable parce qu'elle est unique !
Le 7 février prochain vous devriez donc avoir la possibilité de vous procurer ce produit nouveau pour la somme de 1 ou 2 euros. Le bloc en question, tiré à 100 000 exemplaires, possèdera son équivalent numérique (numéroté et donc unique) dans la blockchain numérique Tezos. Car, au moment de votre achat qui se fera uniquement sur Internet, vous recevrez un lien qui vous permettra de visualiser votre bien sur la plateforme en question.
Philaposte fonde de grands espoirs sur ce nouveau mode de collection (c'est ainsi que cela a été présenté) qui s'adresse en tout premier lieu à un public jeune et ouvert au monde virtuel. Ce lancement s'appuie également sur l'observation de ce que font d'autres pays en la matière comme l'Autriche ou la Croatie, mais on peut citer en vrac : les États-Unis, le Liechtenstein, la Côte d'ivoire, la Suisse ou encore le Botswana...
Les éditeurs de catalogues sont invités à coter ces produits non seulement physiquement comme ils le font depuis plus d'un siècle mais aussi virtuellement ! Comment vont-ils faire pour cette seconde cotation ? Cela, c'est une autre paire de manches!
Le peu que j'ai pu voir montre que la cote de ces timbres virtuels est extrêmement fluctuante. On peut en attribuer la cause au fait que tout cela se base sur le cours des cryptomonnaies, ethereum, tezos, bitcoin, gems, etc. dont la valeur n'est pas figée mais fixée en fonction du volume d'échange.
Si vous connaissez un peu l'italien, je vous conseille de lire le très bon article sur le sujet de Pier Antonio Deangelis dans le dernier numéro de l'Arte del Francobollo (janvier 2023).
Alors nous voici loin, et même très loin de collection traditionnelle. Ces timbres virtuels ont beau avoir leurs pendants physiques, n'ont de "timbre" que le nom et n'ont aucune légitimité postale. Leur seul intérêt se trouve dans leur réalisation car ils sont devenus de petites oeuvres d'art. Et c'est d'ailleurs pour cela que Philaposte commercialise son produit hors abonnement et sur Internet.
J'ignore aujourd'hui si ce nouveau mode de collection sera suivi. Je comprends parfaitement les opérateurs postaux qui cherchent ainsi à recruter de nouveaux clients et à augmenter le nombre de leurs abonnés. J'admets tout autant leur motivation et leur volonté de se lancer sur ce nouveau marché digital susceptible d'attirer une nouvelle population d'acheteurs. Les années qui viennent nous diront s'ils ont raison.
Chacun est libre de collectionner ce qu'il et comme il l'entend.

Michel Melot, Rédacteur en Chef
La Chine achète français chez Chambon
Puisque Chambon nous a habitué à voyager sur presque tous les continents, poursuivons avec ce grand pays surnommé « L'empire du milieu » qui diversifie et étoffe la force d'impression des timbres-poste de son Imprimerie d'état avec une presse d'héliogravure capable d'imprimer en 6 couleurs importée de France... dixit le site officiel CHINA POST.
Suisse : les timbres Kocher, Sekula et autres
Chaque pays a ses propres émissions « particulières » de timbres-poste, avec une surcharge pour la valeur d'affranchissement ou avec une mention spécifique (Officiel, etc.). C'est aussi le cas de la Suisse, où l'on connaît des émissions très originales comme les « timbres Kocher » de 1909, les « timbres Sekula » de 1930 ainsi que les vignettes « franco ».
Le 90c Paix surchargé "F" pour les réfugiés espagnols (2ème partie)
Peu coté, ce timbre atypique a été classé par commodité dans la rubrique franchise militaire des catalogues. Un collectionneur patient pourra se constituer un ensemble aussi riche qu'inattendu.
Marques de transit et autres marques et oblitérations spéciales d'Inde néerlandaise (1ère partie)
La longue période coloniale de l'Inde néerlandaise donne aux philatélistes avertis l'occasion de diversifier leur intérêt dans de nombreux domaines dès lors qu'ils s'intéressent aux courriers du territoire, et non pas seulement à ses timbres.
L'ACTPC de la belle époque aux années folles (3ème partie)
L'Agence comptable des timbres-poste coloniaux est créée en 1894, la même année que le nouveau secrétariat d'Etat aux Colonies, de façon à prévenir la spéculation grâce à l'approvisionnement régulier des offices coloniaux et à la vente à Paris des figurines coloniales. De 1898 à 1909, l'agence fait l'objet de six rapports d'inspection transmis au ministre des Colonies. Au-delà de l'enquête de 1904 sur des ventes frauduleuses de timbres-poste coloniaux, ces rapports de la direction du Contrôle révèlent que, faute de connaissances techniques suffisantes, l'administration des Colonies peine à maîtriser la gestion des fournitures postales.
La Sierra Leone
C'est le navigateur portugais Pedro de Sintra qui a donné en 1462 le nom au pays : voyant les collines situées au sud de ce qui est actuellement Freetown, il leur donne le nom de Serra Leoa, la montagne du lion. Le nom, modifié, a progressivement servi à désigner le pays entier.
Les timbres socio-postaux d'Alsace-Lorraine
Si Bismarck, le Chancelier de Fer, a été mémorisé par les Français comme l'auteur d'une de leurs plus sévères défaites, avec la perte de deux provinces, les Allemands lui doivent, de leur coté, leur reconnaissance pour le lancement réussi de la Sécurité sociale la plus audacieuse et durable d'Europe, au moyen des simples petits timbres socio-postaux.
Aérophilatélie : la chute du dirigeable Pax en plein Paris - 12 mai 1902
Alors que l'éruption de la Montagne Pelée à la Martinique fait les gros titres, la chute d'un dirigeable à la hauteur du 79 avenue du Maine à Paris va frapper les esprits. De nos jours, deux rues et un restaurant perpétuent le souvenir des deux aéronautes tués dans l'accident.
Survols maritimes
Le mot désuet de "Réclame" a fait place à "Promotion" puis récemment à "Publicité". Leurs applications étaient indispensables, à l'époque des premiers vols aériens coûteux et aléatoires, pour remplir les paquebots, informer les passagers potentiels sur les lignes de navigation existantes, les ports desservis, les activités à terre, et les noms des passagers susceptibles d'être rencontrés. Une fois le billet réglé, en avant pour un embarquement "éventuel" pour Cythère !

Répertoire des Daguin des bureaux français
XLVI. Le département du Lot

Les bavardages d'Aristote : En manque de collectionneurs ?
En feuilletant le dernier bulletin de la FEPA (Federation of European Philatelic Associations = Fédération des Associations Philatéliques Européennes), FEPA News no 42 de janvier 2023, j'ai été surpris de lire ceci «... a rendu compte au Congrès en 2013 des difficultés auxquelles les sociétés [philatéliques : NDLR] étaient confrontées en raison du vieillissement des membres et de l'incapacité d'en recruter de nouveaux en nombre suffisant, même s'il y a évidemment beaucoup plus de collectionneurs que de membres de sociétés philatéliques. Dix ans plus tard, la situation s'est peut-être même détériorée car l'utilisation des timbres pour l'affranchissement a diminué, notamment chez les plus jeunes. La philatélie pourrait-elle survivre sans une solide organisation de soutien ? Est-ce que plus de collectionneurs peuvent-ils être persuadés de jouer un rôle actif dans les organisations philatéliques ? Que doit faire la philatélie pour s'adapter au monde de la communication en ligne et des temps d'attention réduits ? Comment pouvons-nous améliorer son image dans le grand public ? Voici les questions vitales sur lesquelles nous devons concentrer notre attention dans les années à venir.» Cet extrait est signé Bill Hedley et vient de l'éditorial « La Lettre du Président » dudit bulletin.
J'ignore ce que vous en pensez mais je constate, une fois de plus, que les jeunes ont bon dos dans cette affaire. Je lis les magazines philatéliques depuis plusieurs décennies et je ne compte plus les fois où j'ai vu et lu ce qui a été fait en faveur de la jeunesse. Je ne compte pas non plus, en francs ou en euros, les sommes qui ont été versées en leur faveur ni les initiatives, bonnes ou mauvaises, prises par les administrations postales, les opérateurs postaux, les fédérations d'associations philatéliques ou de négociants pour ne citer que les principaux intervenants. Pour quel résultat aujourd'hui ?
Il ne faut pas être naïf. L'année 2000 par exemple, marque l'arrêt de beaucoup de collections et par logique la disparition de beaucoup de collectionneurs. L'existence de la démonétisation dans certains pays et la vente de timbres sous-faciale dans d'autres. Les mauvaises explications données par certains, l'arrivée d'Internet pour d'autres. Et on pourrait trouver encore bien d'autres raisons au fait qu'il n'y a plus autant de collectionneurs qu'avant.
Notre société change, évolue, et ce n'est pas uniquement parce que l'on utilise de moins en moins de timbres pour l'affranchissement que les collectionneurs disparaissent. Mettez-vous à la place des jeunes : ils préfèrent utiliser leurs téléphones pour communiquer. C'est rapide, immédiat et cela coûte moins cher ! Qui peut leur en vouloir ?
Quant à promouvoir la philatélie, c'est un autre débat. L'expliquer, la raconter, la commenter, la montrer, tout cela peut se faire sur ce qu'on appelle aujourd'hui les réseaux sociaux. Il faut le faire aussi bien qu'expliquer une recette de cuisine ou montrer une astuce de bricolage. Mais il ne faut pas se leurrer non plus : il n'y aura pas des millions de « like » ou de « followers ».
Car c'est un constat : les collectionneurs ne représentent qu'un faible pourcentage de la population : 3 ou 4 % grand maximum. Les philatélistes font partie de ces mêmes collectionneurs et ne totalisent qu'un petit pourcentage sur les 3 ou 4 %. Sachant cela, il faut simplement espérer que des représentants des générations futures s'intéresseront à cette philatélie, celle qui raconte comment communiquaient leurs ancêtres et qu'ils sauront faire partager cette histoire qui appartient à notre patrimoine culturel et le timbre, hormis son utilité pratique, aura pour vocation à représenter la richesse culturelle des nations.

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Toussaint COPPOLANI
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