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La Gazette des Absents (numéro 8)



extraordinaire ou avec les représentants des puissances ne lui permet pas de connaître quelle aura été l'attitude de celles-ci vi-à-vis de la Prusse.» - Les Ballons-poste. Hier matin, à 9 heures 1/4, a eu lieu l'ascension simultanée de deux aérostats Le Daguerre et Le Niepce. Ce dernier était monté par M. Dagron, photographe accompagné de trois autres personnes allant installer en province la photographie postale. Le Daguerre emportait 270 kil. de dépêches et une trentaine de pigeons.

LUNDI, 14 novembre. - Pas de rapport militaire. == Proclamation du général Trochu aux citoyens de Paris, à la garde nationale, à l'armée et à la garde mobile. Le Gouverneur fait ressortir le rôle honorable que nous a donné, aux yeux de l'Europe, la résistance énergique de Paris. L'ennemi, en présence de cette fière attitude, acceptait les conditions de l'armistice, quand la journée du 31 octobre, en rendant à la Prusse ses espérances et ses exigences, est venue tout remettre en question ; et maintenant l'ennemi cherche à affaiblir nos courages et à semer la division parmi nous par des avis exclusivement originaires des avant-postes prussiens et des journaux allemands qui s'échangent sur plusieurs points de nos lignes. Mais notre union triomphera de ces manoeuvres ; notre organisation militaire se complète, et va nous mettre très prochainement à même de prendre une sérieuse offensive, réclamée depuis longtemps par des citoyens de la plus entière bonne foi, qui ne se rendient pas assez compte qu'elle était impossible avec des masses dont l'organisation et l'armement étaient insuffisants. Maintenant, le moment d'agir approche ; le temps nous presse, mais il presse aussi l'ennemi, encore plus pressé par ses intérêts, par le sentiment public de l'Allemagne et la conscience publique européenne. Nous nous sommes imposé de grands sacrifices ; peut-être en avons-nous de plus grands à supporter. Notre devoir est d'aborder les périls sans trouble et sans faiblesse. Si nous triomphons, nous aurons bien mérité de la patrie ; si nous succombons, nous transmettrons à la Prusse un héritage de malédictions et de haines sous lequel elle succombera à son tour.

ACTES OFFICIELS. - Décret appelant à l'activité les jeunes gens du département de la Seine et ceux des autres départements actuellement en résidence à Paris appartenant au contingent de la garde mobile de la classe de 1870.

INFORMATIONS ET FAITS DIVERS. - Faits du siège. Les dernières grandes pluies ont eu paraît-il des conséquences désastreuses pour les Prussiens : un grand nombre de leurs travaux se sont éboulés. On dit aussi que la petite vérole fait chez eux de véritables ravages. On assure également que, du côté de Corbeil, les familles des soldats de la landwehr sont venues les rejoindre : cette addition de bouches inutiles ne contribuera pas peu à créer des embarras à l'armée prussienne. L'Artillerie. On ne peut se faire une idée de l'activité avec laquelle se poursuivent la fabrication des nouveaux canons et des mitrailleuses et la transformation des anciennes pièces. Avant la fin du mois, nous aurons une artillerie qui ne le cédera à celle de l'ennemi ni en nombre, ni en puissance. - Le Ravitaillement. Le Gouvernement s'occupe très sérieusement de renouveller nos approvisionnements en viande ; il a trouvé un homme qui s'est chargé d'aller acheter en province une quantité considérable de bêtes à cornes, qu'il introduira dans Paris à la première occasion favorable.

MARDI, 15 novembre. - RAPPORTS MILITAIRES : 14 novembre, matin. Hier, dans la journée, l'en-
  nemi délogé du village et du territoire de Champigny par les obus de la Faisanderie et les mitrailleuses de Joinville, s'est réfugié dans une maison à l'est du chemin de fer, d'où les obus du fort de Nogent n'ont pas tardé à le chasser également. La redoute de Gravelle a tiré sur les ouvrages de Montmesly et, bien qu'à 5,200 mètres, les a fortement endommagés. L'observatoire de Vincennes a vu plusieurs projectiles atteindre la batterie elle-même. Le fort de Charenton a tiré sur les ouvrages de l'ennemi au-dessus de Thiais et inquiété les travailleurs. - Dans une reconnaissance poussée sur Champigny, le capitaine Lavigne, à la tête des tirailleurs parisiens, a refoulé les postes prussiens, anéanti leus approvisonnements et fait subir à l'ennemi des pertes réelles. Il y a eu aujourd'hui une forte canonnade sur toute la ligne de nos forts ou ouvrages avancés ; elle a été très vive de la redoute du Moulin-Saquet et de l'ouvrage des Hautes-Bruyères ; les forts de Charenon, d'Ivry et de Montrouge, l'ont appuyée avec une grande efficacité. Le fort de Vanves n'a pas cessé de tirer sur la position de Châtillon.

DEPECHE reçue hier soir annonçant la reprise d'Orléans par l'armée de la Loire et la déroute de l'armée prussienne.

Dépêches privées. - Le premier numéro du journal télégraphique imaginé par M. Steenckers, daté du 8 octobre, nous est parvenu hier, et ce matin ont été distribuées dans Paris 250 dépêches donnant des nouvelles de plus de mille familles. Une dépêche que j'ai reçue personnellement m'apprend que toutes mes lettres sont arrivées, et j'en ai écrit vingt depuis l'investissement. Nos lettres parviennent donc à nos absents.- Hier la victoire d'Orléans, aujourd'hui des nouvelles des êtres qui nous sont chers ; après la fière joie du triomphe, les douces émotions de la famille ! Puisent ces sourires un peu tardifs de la fortune doubler nos courages et nous conduire rapidement à la victoire et au salut !

LA SITUATION. - La victoire d'Orléans a mis la joie au coeur des Parisiens. Le grand agent de découragement était l'incertitude dans laquelle on se trouvait sur le sort et mêm sur l'existence des armées en province. Aujourd'hui le doute n'est plus permis ; nous savons qu'à 25 lieues de nous, peut-être plus près maintenant, se trouve une armée victorieuse. Honneur à nos frères de province pour ce premier succès ; nous leur devons maintenant une victoire sous les murs de Paris, et nous ne la leur ferons pas attendre. Que les puissances neutres continuent à discuter avec la Prusse sur les bases de la paix ; elles y sont aussi intéressées que nous, et nous désirons vivement qu'elles réussissent, décidés que nous sommes à n'accepter qu'une paix honorable. « Nous savons quel est notre devoir et Dieu aidant, nous l'accomplirons. Les cabinets étrangers peuvent prévoir de leur côté le sort qui les attend. Auront-ils le courage de leur prévoyance ? voilà toute la question.» Ces mots sont la conclusion d'un remarquable travail de M. d'Haussonville : La France et la Prusse devant l'Europe, dont nous regrettons de pouvoir envoyer un plus long extrait à nos absents.

BOURSE. Derniers cours. 11 novembre : 3 p. 100, 53.90 ; emprunt, 54.85. - 12 novembre : 3 p. 100, 54.50 ; emprunt, 55.55. - 14 novembre : 3p. 100, 54 ; emprunt, 55.

D. JOUAUST.



Imprimerie, 338, rue Saint-Honoré.


Après-midi. - Bonne reconnaissance hier près Drancy. Quelques prisonniers prussiens. Demain le rapport.


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Un grand merci à Philippe ROBY (Philatélie72) collectionneur passionné pour nous avoir transmis les documents pour les numéros 2 à 10, 12 à 14, 18 à 21, 24, 26 à 28.
Ainsi qu'à Chantal S. pour le numéro 17.


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Toussaint COPPOLANI
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